« Oscar Wilde » à l’honneur #7 – Octobre

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Voici l’heure du RDV mensuel dont je vous rappelle dans un premier temps le principe :
L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !
De plus, je profite de cet article pour mettre en avant la chronique de Madame Lit, vous y trouverez de magnifiques articles mensuels sur des auteurs qu’elle aime et ce depuis Janvier 2017. N’hésitez pas et cliquez ici pour un accès direct à cette catégorie.

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J’ai choisi pour ce mois de mon anniversaire (et du sien), un auteur qui me tient particulièrement à cœur ! Je vous offre donc une partie de moi avec cet article.  C’est grâce à une amie que j’ai connu l’écriture d’Oscar Wilde et je suis tombée instantanément sous le charme de cet art pour l’art. Ce dandy impétueux est un des rares auteurs à me remplir de joie, d’émerveillement ou même à me mettre les larmes aux yeux en une phrase. Il a ce « je ne sais quoi » qui parle à mon âme ! Maintenant que je vous ai parlé de mon histoire par rapport à lui, revenons à la sienne 🙂
Né le 16 octobre 1854 à Dublin, Oscar Wilde évolue dans une famille bourgeoise dont sa mère célèbre poétesse et son père proche de la reine Victoria. En effet, son père n’est autre que le chirurgien officiel de celle-ci et se fera anoblir en 1864, peu de temps avant de se voir accuser d’attouchements par une de ses patientes. C’est de-là une descente aux enfers pour la famille qui se voit ridiculiser par cette sombre affaire, puis perdra trois de ses membres (la plus jeune sœur de la peste et les deux autres âgées de vingt ans brûlées vives). Suite à cela, Oscar quitte sa famille et intègre le Trinity Collège de Dublin. Élève brillant et charismatique, il réussit à décrocher une bourse pour le Magdalen Collège de l’Université d’Oxford. C’est ici qu’il se rencontra lui-même grâce à son professeur John Ruskin, porte-parole du mouvement « esthète »qui voit en l’art la seule recherche du Beau.
Entre fréquentation de milieux littéraires et aristocratiques, écriture de recueils de poèmes et voyages aux Etats-Unis pour des conférences sur sa conception de l’esthétisme ; Oscar Wilde rencontre de nombreuses figures emblématiques de la littérature tels que Zola, Mallarmé, Verlaine et devient ami avec André Gide ou encore Marcel Proust. C’est lors d’une de ces conférences qu’il rencontre sa future femme, Constance Lloyd, qu’il épouse en 1884. Leur demeure à Chelsea devient alors un lieu de rendez-vous des artistes londoniens.
Puis, il se lance pour ses enfants dans l’écriture de ses premiers contes « Le Fantôme de Canterville », « Le crime de Lord Arthur Savile » et devient rédacteur en chef du magazine « The Woman’s World » marchant sur les pas féministe de sa mère. C’est en 1890 qu’il publie dans une revue « Le portrait de Dorian Gray » décrié par la critique sous couvert de pervertir la jeunesse, il sera néanmoins un succès. Et Oscar Wilde avec ses pièces de théâtre devient un riche dramaturge.
En 1891, il rencontre Lord Alfred Douglas (troisième fils du marquis de Queensberry) et ils deviennent inséparable. Une amitié dérangeante et tendancieuse qui déplaît fortement au père du dernier. Celui-ci lancera un bristol « A Oscar Wilde posant au somdomite » et Wilde poussé par son amant déposera plainte pour diffamation. Une plainte qui tourne au cauchemar et qui passionne les foules ! L’écrivain doit à son comportement égocentrique une issue défavorable qui le mène à deux ans de travaux forcés et à la perte de sa renommée. Ses pièces sont alors déprogrammées, ses biens vendus aux enchères et l’Angleterre prend sa revanche sur celui qui choquait les conventions. En sortant de prison, il est ruiné et vit comme un vagabond jusqu’à un opération de l’oreille en 1900 faite trop tard. La plaie s’infecte et se transforme en méningo-encéphalite suite à une récidive de syphilis. Il meurt seul et détesté de tous.
Une bien triste fin pour un homme d’un tel génie. Mais comme lui-même l’a dit : « Le public est extraordinairement tolérant. Il pardonne tout, sauf le génie. ». On peut lui reprocher son amour-propre, sa superbe mais en rendant à Caesar, ce qui appartient à Caesar, on ne peut que louer la Beauté de sa plume !
Après cette longue biographie, passons aux livres qui me tiennent à cœur :
  • « Le Fantôme de Canterville » : Qui ne connaît pas cette oeuvre ? Conte pour enfants ou satire de l’Angleterre et de l’Amérique ? L’auteur nous livre avec ironie une histoire de fantôme pas si méchant que ça, bien décidé à effrayer une famille qui ne se laisse pas faire du tout et à plus d’un tour dans son sac. Une jolie lecture bourrée d’humour et de merveilleux !
  • « Le portrait de Dorian Gray » est encore une fois une critique acidulé de la haute société et de ses mœurs. Une histoire magnifique de bien et de mal, de vertus et de bassesses avec une pointe de fantastique qui met l’homme face à son propre miroir. Une histoire que j’ai lu une bonne dizaine de fois et de laquelle, je ne me lasse jamais. C’est l’histoire d’un homme dont un peintre fait le portrait, un homme beau, jeune et pur qui va se laisser aller à de nombreuses bassesses et qui va voir jour après jour son portrait se déformer en calque des malheurs qu’il fait vivre à son entourage et des expériences impurs qu’il fait vivre à son corps. Une histoire dont le fantastique n’est qu’un masque pour parler des passions humaines et une plume divine qui témoigne de tout le style esthétique de son auteur.
  • « De profundis » est une lettre passionnée, déchirante et pleines de reproches d’un homme ruiné et face à sa solitude. Oscar Wilde l’écrit en prison pour son amant, Douglas. Entre méditation sur lui-même, sur l’art et cri de désespoir, il se livre totalement et laisse s’évaporer l’homme que l’on connait. Pour moi, il laisse tomber le masque et je n’ai jamais autant pleuré que sur ses lignes.
Voilà pour cet « Auteur à l’honneur », en espérant que l’article vous a plu et donné envie de vous lancer pour ceux qui ne connaissent pas 🙂

Blogs participants et leurs chroniques :

13 réflexions sur “« Oscar Wilde » à l’honneur #7 – Octobre

  1. Oscar Wilde est un auteur que j’aime beaucoup. Tant pour les contes (il y en a de bouleversants notamment « Le prince heureux » et « Le rossignol et la rose »), les romans (« le portrait de Dorian Gray » est sublime et profond), les pièces de théâtre (« l’importance d’être constant » est hilarant) !

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  2. Pingback: Récap’ « Auteurs à l’honneur  #7 – Octobre | «Le Rest'o Littéraire

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