Défi « Le Livre Voyageur » Session 1 – « Adultère » de Paulo Coelho

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Résumé :

Un mari aimant, de beaux enfants, un métier gratifiant ; sur le papier, Linda a tout pour être heureuse. Et pourtant, elle n’est qu’apathie et indifférence. Puis vient la rencontre avec un ancien petit ami. Jacob est un homme politique de premier plan et réveille en elle un sentiment perdu depuis longtemps : la passion. Mais pour conquérir cet amour impossible et enfin trouver le bonheur, elle devra puiser jusqu’au plus profond d’elle-même.

Mon avis : ♥♥♥♥♥

Avant toutes choses, je suis heureuse de partager cette expérience avec vous ! Et j’ai vraiment hâte de lire vos retours à tous 🙂 Je vous souhaite une excellente lecture dans les prochains mois et je vous annonce que le livre est déjà entre les mains de la prochaine sur la liste, à savoir, Nath de « Mes Lectures du dimanche ».

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Revenons au livre. Comme expliqué dans le résumé on suit Linda, 31 ans, qui a tout pour être heureuse. Pourtant, on l’a voit sombrer peu à peu dans une dépression remettant tout en cause et surtout laissant libre court à son envie d’aventures. Aventure de la vie mais aussi aventure de l’amour du sexe ! Après avoir revu un ancien petit ami de jeunesse, elle se laissera aller à l’adultère. Un adultère contre la dépression comme on avale un des lysanxia…
Alors, j’ai vraiment avalé les pages de ce roman qui se lit très bien et nous emporte dans la vie et les ressenties de Linda de manière efficace et agréable. En revanche, bien que j‘ai apprécié l’analyse du couple et de la routine qui s’y installe au fur et à mesure des années, j’ai trouvé un peu simple la solution de l’adultère. Et surtout, la déculpabilisation de l’acte en lui-même. De surcroît, les scènes sexuelles sont abrupts et – je trouve – sans aucun intérêt littéraire. Je soupçonne l’auteur (que pourtant j’aime beaucoup) d’avoir laissé libre court à ses pulsions et ses fantasmes en une sorte de catharsis à travers cette héroïne de base effacée, voire transparente, qui se transforme en actrice porno d’une page à l’autre. En clair, bien que j’ai trouvé la lecture agréable, je ne peux pas dire que je me sois retrouvée ou encore que j’ai été transporté par cette histoire.
Enfin, un autre point m’a un peu turlupiné, la réaction du mari… Je ne veux pas trop en dévoiler mais je pense que sa tirade de fin n’est vraiment que pure fiction ! Aucun homme ne régirait comme cela, enfin je pense, peut-être que je me trompe hein m’enfin bon, vous me direz ce que vous en pensez parce que moi, je suis resté « yeux écarquillés et bouche bée ! ». Bien que ce soit beau, il faut quand même rester lucide et pourtant je suis loin d’être une grande jalouse… (oui, bon d’accord même sans rien dévoiler, j’en dévoile trop ! Donc je m’arrête !!). En bref, je n’ai pas vraiment réussi à déceler la morale qui se dégage de cette histoire… Et ça me chagrine !
Sur tout ces éléments quelque peu négatifs, il n’en reste pas moins que je suis contente d’avoir découvert cet énième roman de l’auteur qui se laisse lire facilement et agréablement, même si je sais par avance que ce n’est pas celui qui me marquera le plus.

La chronique de Nath ♣ La chronique de Carolane ♣ La chronique de Rose ♣ La chronique de Aelys ♣ La chronique de Claire ♣ La chronique de Revanbane45 ♣ La chronique de C&T ♣ La chronique d’Ali ♣ La chronique d’Aline ♣ La chronique de Sam ♣ La chronique de Geneviève ♣
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Récap’ « Auteurs » à l’honneur – Août & Septembre #6

Hello mes croq’mots !

Auteur

Et voici deux mois écoulés ! Comme vous avez pu le constater j’ai été très absente depuis fin août ! En effet, la rentrée au boulot ainsi que la rentrée scolaire (et une mauvaise bronchite) ont été assez rude !! Je reviens donc vers vous pour ce récap’ des « Auteurs à l’honneur » de ces deux derniers mois 🙂

Récap’ Août :

Récap’ Septembre :

Merci les filles d’avoir joué le jeu même si je n’ai pas eu le temps de faire mon article du mois 🙂

 

LC Nath & Nina #2 – « Le Cercle » de Bernard Minier

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Résumé :

Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest ?
Une prof assassinée, un éleveur dévoré par ses propres chiens… et un mail énigmatique, peut-être signé par le plus retors des serial killers
Confronté dans son enquête à un univers terrifiant de perversité, le commandant Servaz va faire l’apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

L’avis de Nina :

Encore une LC avec toi ma Nath et c’est toujours un immense plaisir que ce partage de lecture même si, cette fois encore, j’ai mis du temps ! Je m’excuse et je loue ton indulgence 🙂 (Note de NathNe t’inquiète pas, je serai indulgente et n’enverrai pas tout de suite Julian Hirtmann sur tes traces…)
Voilà un 2ème roman qui relève amplement le défi ! Bernard Minier nous en met encore plein les yeux avec ses rebondissements et ce récit qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page.
Servaz est entraîné malgré lui sur l’enquête du meurtre particulièrement glauque d’une prof sans histoire à Marsac. C’est par le biais d’une ancienne connaissance (je garde du mystère haha) qui le supplie d’aider son fils accusé du meurtre qu’il se retrouve sur les lieux de ce crime. Un fois sur place, un détail va éveiller sa curiosité, un détail très important… La musique. Celle qui passe lors de la découverte du corps n’est autre que la symphonie de Mahler sur laquelle Hirtmann a assassiné sa femme et son amant. Alors quel lien cette affaire a avec Servaz ?! Pour le savoir, jetez-vous sur le livre 🙂
J’ai vraiment apprécié retrouver notre cher Servaz et son équipe, sa fille mais aussi – et surtout ! – notre cruel méchant, Julian Hirtmann (oui, ne cherchez pas ! J’ai toujours eu un faible pour les super méchants ! (Note de Nath : Ha bon, finalement, je te l’envoie tout de suite, alors ??). Dans cette seconde énigme, on en apprend encore plus sur le commandant en le découvrant sous un autre angle, à savoir un Servaz amoureux avec un passé romantique. Cette histoire lui fait donc prendre encore plus de dimension et m’a confirmé ma tendresse pour le personnage ainsi que mon envie de lire la suite de ses aventures. Quant au lien malsain qui l’uni à Hirtmann ou plutôt celui qui lie Hirtmann à Servaz, je suis complètement adepte !
En bref, encore un thriller haut en couleur qui nous mène par le bout du nez et remplie son rôle à merveille ! Quel pépite ce Minier ! J’en veux encore… ! Vivement la lecture du suivant… Tu es prête Nath ?! Ben oui !!!! J’aimerais bien savoir ce qui est arrivé à……. Chuuuuuuuuuttttt……

L’avis de Nath :

Nouvelle lecture commune avec Nina, du Rest’o Littéraire qui m’a entraînée cette fois dans une spirale infernale… (Note de Nina : et je suis bien heureuse de l’avoir fait ! Mouhahaha…) Second volet des aventures de notre ami Martin Servaz, flic tourmenté de son état.
Même s’il n’est pas forcément indispensable d’avoir lu le premier tome (« Glacé » – mon avis ici), je pense que c’est quand même utile au confort de lecture, dans le sens où pas mal de références sont faites à l’enquête qui s’y était déroulée.
On entre une nouvelle fois dans le vif du sujet dès les premières pages. Je ne sais pas si c’est le fait d’être déjà familiarisée avec l’équipe d’enquêteurs qui en a été responsable mais j’ai eu moins de mal à entrer dans l’histoire qu’avec le premier volet. Je trouve que l’écriture a gagné en maturité, les passages latins que je reprochais au tome 1 se sont espacés, mieux dosés et dans un contexte plus acceptable. On lève un pan de voile sur le passé de Servaz, ce qui le rend moins mécanique et plus humain. Concernant l’intrigue, chaque fois que vous penserez tenir le bon bout, détrompez-vous, vous serez à côté de la plaque ! Les infos pleuvent de partout et c’est un indescriptible méli-mélo qui nous fait nous interroger sur l’utile du superflus… On se demande vraiment où l’auteur souhaite nous mener… Et bien son objectif est tout simplement un emboîtement final grandiose où on a l’impression d’entendre petit à petit les rouages prendre leur place… Vous savez, un peu comme quand les participants à Fort Boyard s’installent sur les bonnes lettres et qu’on entend les éléments se mettre en branle… clac clac clac clac… Et Bingo ! L’énigme est résolue ! Sauf qu’à la clé, ce n’est pas un trésor pour Servaz… C’est même plutôt le contraire…
Deuxième volet donc que j’ai apprécié d’avantage que le premier. Et qui d’ailleurs m’a clairement motivée à entamer le troisième volet… Dis-moi, Nina, toi aussi tu l’entends, l’appel de « N’éteins pas la lumière » ??? (Note de Nina : Alors je ne suis pas folle ! Moi qui pensais entendre des voix haha)

 

C’est Lundi, Que Lisez-vous ? #47

stories from the sea

Et voilà de retour du RDV du Lundi initié par Mallou et repris par Galleane dont le principe est simple :
Il vous suffit chaque lundi de répondre à ces trois questions :
  • Qu’ai-je lu la semaine passée?
  • Que vais-je lire ensuite?
  • Que suis-je en train de lire en ce moment?
Ensuite, RDV sur le blog de Galleane pour y laisser le lien vers votre article :)
J’ai fini ce matin (il y a quelques minutes) ma lecture de la semaine – LC avec Nath de Mes Lectures du dimanche :
« Le Cercle » de Bernard Minier

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Et bien tu sais quoi ma Nath, moi je dis : « Oh Magnificence ! » haha. Encore un thriller de fou, j’adore définitivement cet auteur !! Et j’ai hâte d’échanger avec toi dessus 🙂
Je vais commencer, d’ici quelques heures, un livre qui a fait beaucoup parlé de lui sur la blogosphère depuis sa sortie et dont je vous ai parlé la semaine dernière :
« Nos années sauvages » de Karen Joy Fowler

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C’est un livre que j’ai vraiment hâte de lire. J’ai lu de supers avis dessus mais aussi des avis plus mitigés, en tout cas je l’ai toujours gardé en mémoire dans l’attente de sa sortie poche. Donc je savoure d’avance cette lecture attendue, qui j’espère sera bonne !!
Ensuite, je lirai LE livre du défi mis en place il y a peu et que j’ai hâte de débuter avec vous… Celui du  Livre Voyageur !
« Adultère » de Paulo Coelho

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Et vous, que lisez-vous ?

LC avec La Labyrinthèque – « Khadija » de Marek Halter

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Résumé : 

Khadija, prospère femme d affaires, est veuve. Pour conserver sa place au sein de la communauté des riches marchands de La Mecque, elle doit se remarier. Contre toute attente, son choix se porte sur un homme pauvre, inconnu et illettré : Muhammad ibn Abdallah. En dix ans de bonheur, le couple s affirme dans la société mecquoise. Khadija s’impose comme une femme d exception, tandis que la modération et la sagesse de Muhammad conquièrent les puissants. Mais une série de tragédies s’abat sur le pays. Khadija fait preuve d’un courage et d’une force inouïs. La paix revenue, Muhammad s’isole dans le désert et entend un jour la parole divine. Il croit devenir fou, mais Khadija saura se dresser contre tous pour faire entendre la parole nouvelle de son époux, et poser les fondements de l’Islam.

Mon avis :

Ce livre me tenait à cœur depuis longtemps et c’est avec plaisir que j’ai partagé cette lecture avec La Labyrinthèque ! Que, malheureusement, j’ai fait attendre… Encore désolée !
En passionnée d’histoire, mes cours me font plus souvent voyager en Occident. Alors bien sûr, l’Orient m’attire. Qui dit Orient, dit polythéisme de l’Arabie mais ensuite début de l’Islam : de la réception du message d’Allah par Muhammad, à sa diffusion et à l’Hégire qui marque le début du calendrier musulman. Ce livre m’a donc attiré pour son aspect historique mais aussi pour l’angle qu’il met en lumière, à savoir comme le nom de la trilogie l’indique : « Les femmes de l’Islam ». Bien sûr, je suis une femme quoi de plus naturel qu’une pointe de féminisme mais aussi, car souvent « derrière chaque grand homme, il y a une grande femme » ou comme le dit le proverbe arabe du début du roman « Si l’homme était un fleuve, la femme en serait le pont ». Ce proverbe résume bien le lien homme/femme qui se déroule sous nos yeux dans cette histoire… Mais venons-en au livre …
Khadija est la veuve la plus puissante de Mekka, mais malgré cela sa voix ne compte pas. Evidemment, c’est une femme. La tradition veut que les hommes décident, en Orient comme en Occident. Après une razzia dont sa caravane fût la cible, elle remet en cause son veuvage pour plusieurs raisons :
  1. La vengeance. La razzia a été commandée par un puissant de Mekka, Abu Sofyan, qui au même moment la demande en mariage, en énième épouse, pour mettre la main sur sa fortune.
  2. Le pouvoir et la sauvegarde. Sa cousine, Muhavija, la sermonne en lui expliquant qu’un remariage serait la meilleure solution pour elle, pour sa fortune, sa descendance et pour la représenter auprès des grands de la cité.
  3. L’amour et la protection. Elle sait au fond d’elle-même qu’elle est tombée sous le charme de Muhammad ibn ‘Abdallâh. L’un de ceux qu’elle a choisi pour accompagner sa caravane et qui a gagné la bataille lors de la razzia. Celui qui se fera tuer si Abu Sofyan apprend qu’il a tué un des siens. Le sang vengé par le sang.
Elle se laisse donc convaincre, non sans crainte d’être rejetée pour son âge. En effet, elle a une dizaine d’années de plus que Muhammad. Mais celui-ci accepte. Le mariage est célébré et leur amour en ferait rêver plus d’une. Muhammad est un homme aimant, courageux et fidèle. Khadija est une femme forte, indépendante et pleine d’amour pour son mari. Ensuite, on suit la vie de Mekka et ses drames. La vie de Khadija et Muhammad, la naissance de leurs enfants, leurs drames, leurs joies jusqu’au message reçu par Muhammad. Jusqu’à ce que Muhammad devienne le Prophète de cette belle religion qu’est l’Islam.
J’ai aimé cette lecture qui permet d’en apprendre plus sur les mœurs de l’époque et de mettre en avant cette femme qui nous prouve que malgré tout les femmes avaient de l’importance et pouvaient contrer les hommes à leur manière. Je me suis passionnée pour les personnages de Khadija et Muhammad mais aussi les esclavages très présents dans leur vie, comme des membres de la famille. J’ai souvent ri, pleuré et souri. Les chapitres courts et la plume fluide de l’auteur donnent envie de ne jamais pauser le livre. En revanche, j’ai trouvé le début un peu trop long et il m’a manqué la poésie et la magie orientale dans ces lignes. C’est peut-être idiot mais lorsque j’ouvre un livre sur l’Orient, je m’attends à la magie des «Mille et une nuits » et ici, je ne l’ai pas retrouvé. C’est donc pour ces petits regrets que je ne peux pas mettre le livre en coup de cœur, bien que pourtant je me sois délectée de cette lecture. Je ne tarderai pas d’ailleurs à me lancer dans la lecture de la suite : « Fatima », dernière fille au corps de garçon de Khadija et du Prophète, Muhammad.

L’avis de La Labyrinthèque :

Marek Halter rend hommage à une femme de caractère, dont l’amour et la finesse d’esprit imprègneront Muhammad, le futur prophète de l’islam.
Le rythme est assez lent, et ce n’est qu’à la moitié du roman que Khadija, déjà veuve, se marie à Muhammad, de dix ans son cadet.
Commerçant et dirigeant des caravanes, leur existence prospère jusqu’à une série de catastrophes qui frappe la Mecque : peste, sécheresse, pluies diluviennes. Alors que les grands dignitaires s’enfuient en pensant que leur dieu Hobal les a abandonnés, Khadija décide de rester.
De plus en plus dubitatifs quant à la puissance d’Hobal, Khadija et Muhammad apprennent bientôt, grâce à d’anciens parchemins de savoir, l’existence d’un dieu de parole, un dieu qui n’aurait aucune représentation humaine ou animale, et qui purifie les siens par les eaux. Peu avant la mort de Khadija, Muhammad obtiendra la révélation, dans une grotte du désert.
Ce roman permet de comprendre les mœurs et mentalités de l’époque, ainsi que la place réservée aux femmes ; si elles sont certes à l’écart de certains savoirs sacrés ou des assemblées officielles, elles n’en ont pas moins leur mot à dire, comme le prouve Khadija en gérant elle-même ses finances et en s’adressant aux foules pour les convaincre de la félonie des hauts dignitaires ayant fui La Mecque aux heures les plus sombres.
Le roman reste au final assez succinct quant aux évènements historiques, accordant plus de place à des conversations ou des détails qui malheureusement peinent à nous passionner pleinement.
En revanche, l’analyse de la vieillesse chez la femme, entre amertume, révolte et angoisses, est extrêmement réaliste et a le mérite de mettre en valeur une femme « mûre ».

 

« 1984 » de George Orwell

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Résumé :

« De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée. »

Mon avis : ♥♥♥♥♥

« BIG BROTHER IS WATCHING YOU ! »

Que l’on ai lu ou non ce livre, nous connaissons tous cette phrase mythique et mystique… Et lorsque j’ai commencé cette lecture, je n’échappais pas à cette règle. Je savais de quoi parlais ce classique, j’en ressentais d’avance le climat oppressant sous l’œil omniscient de l’Etat personnifié en BIG BROTHER ainsi que le peinture du totalitarisme ! Et pourtant, croyez-moi, j’étais loin des ressentis et du bouleversement qui se passe en nous au fil des pages.
On suit Winston Smith, membre du Parti extérieur, qui nous raconte cette société de 1984. Divisée en trois groupes, le Parti Intérieur, le Parti Extérieur et le Prolétariat qui ont chacun leurs règles et Winston faisant parti du 2ème est dans la catégorie la plus contrôlée. Il nous conte la propagande, l’appel à la haine, le contrôle sur l’individu jusqu’à la glaçante Police de la Pensée, la surveillance constante jusque dans les appartements, le conditionnement sans réel interdit, le non-droit du mariage d’amour et du plaisir sexuel… En clair, on découvre ébahit un régime totalitaire perfectionniste dont il semble qu’on ne peut échapper ou sortir du lot. Et tout cela sous contrôle d’un dirigeant jamais vu publiquement, peut-être même inexistant, mais qui exerce les pleins pouvoirs sur un peuple avec lequel il joue et auquel il fait croire ce qu’il veut…
Une société qui glace le sang. Bien sûr, aujourd’hui notre monde n’est pas tel que le décrit Orwell, mais les troublantes similitudes font peur. Il nous pousse au raisonnement jusqu’à parfois remettre tout en cause. « Celui qui a le contrôle du passé, disait le slogan du Parti, a le contrôle du futur » car en effet, l’Histoire est écrite et transmise. Mais écrite par qui ?! A quel moment ? Dans quel but ? Et pour le confort de qui ? Et si, des faits étaient modifiés, rectifiés par des mains opportunistes. Lequel d’entre-nous pourrait avoir la preuve de la falsification ? La vérité est dans les livres même si elle est fausse. Voici un exemple de questionnement au sortir de cette lecture. Mais d’autres viennent à nous, la guerre en est un autre exemple. Orwell nous dépeint la guerre froide, nous explique le pourquoi et forcément en ces temps troubles des questionnements surgissent. Ou encore la surveillance constante, n’est-on pas nous aussi perpétuellement tracés? Le portable, le pass Navigo, les GPS, Instagram, Facebook, Snapchat, même les Iphone sont maintenant capables tout seuls de nous nommer un numéro inconnu qui nous appelle… Mais, je vais m’arrêter là, je ne voudrais pas trop en dire.
Ce livre est un drame humain, un cri de désespoir qui montre bien l’état d’esprit littéraire d’après-guerre. Le besoin de reconstruction et la perte d’espoir en l’homme et ses semblables, en l’homme pour ses semblables. Un roman qui écrit quelques années avant aurait rejoint la liste de l’Inquisition. Le tout écrit avec une plume incisive et captivante ! Un classique à lire, bien qu’il laisse un goût amer et nous interroge sur notre société de façon profonde.
coup de coeur

Défi « Le Livre voyageur » – Session 1

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Hello mes croq’mots !

Je reviens vers vous pour vous annoncer que la session 1 de ce défi est enfin complète ! 😀 Sans plus attendre, voici la liste officielle des participants associés aux mois de lecture :
  1. Septembre 2017 : Moi-même
  2. Octobre 2017 : Nath de « Mes Lectures du dimanche »
  3. Novembre 2017 : Carolane de « La bibliothèque de Caro »
  4. Décembre 2017 : Rose de « Les livres de Rose »
  5. Janvier 2018 : Aelys de « Figures de style »
  6. Février 2018 : Claire de « La Tête en Claire »
  7. Mars 2018 : Revanbane45 de « ReadLookHear »
  8.  Avril 2018 : C&T ou T&C de « Ô Grimoire ! »
  9.  Mai 2018 : Ali de « Ali et ses lectures »
  10.  Juin 2018 : Aline de « Miss Aline li » [FB]
  11.  Juillet 2018 : Sam de « Sam délivre ses livres »
  12. Août 2018 : Geneviève de « Collectif Polar : chronique de nuit »
Le défi débutera donc en septembre avec ma lecture du roman ainsi que ma chronique, puis se poursuivra chaque mois avec les chroniques des blogs participants ! Je vous remercie tous de participer et j’ai vraiment hâte de commencer cette expérience avec vous 
Le livre de la session 1 :

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Vous pouvez retrouver toutes les informations, ainsi que suivre les chroniques de chacun sur la page de mon blog « Le Livre voyageur » dédiée au défi mais aussi sur les blogs respectifs des participants 🙂


Je profite de l’article pour vous informer de l’ouverture prochaine d’une deuxième session pour ce défi qui débutera en décembre 2017. Ayant déjà deux participants, n’hésitez pas à nous rejoindre pour compléter la liste 🙂 Voici le livre voyageur de cette session 2 :

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Tout commence alors que Myriam est encore adolescente. Extrêmement introvertie, elle vit chez son père qui l’a élevée seul. La mort de leur voisine fait débarquer dans le quartier un homme d’une cinquantaine d’années, Yann, qui très vite devient son premier amant. Chronique d’une émancipation borderline, ce roman raconte une vie hors des codes, entièrement construite à la faveur de rencontres et des situations. On croit tout savoir de Myriam, mais peut-être nous a-t-on caché l’essentiel ?