« Underground Railroad » de Colson Whitehead

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Résumé : 

Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d’avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu’elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s’enfuir, elle accepte et tente, au péril de sa vie, de gagner avec lui les États libres du Nord. De la Caroline du Sud à l’Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d’esclaves qui l’oblige à fuir, sans cesse, le « misérable cœur palpitant » des villes, elle fera tout pour conquérir sa liberté. L’une des prouesses de Colson Whitehead est de matérialiser l’« Underground Railroad », le célèbre réseau clandestin d’aide aux esclaves en fuite qui devient ici une véritable voie ferrée souterraine, pour explorer, avec une originalité et une maîtrise époustouflantes, les fondements et la mécanique du racisme.
À la fois récit d’un combat poignant et réflexion saisissante sur la lecture de l’Histoire, ce roman, couronné par le prix Pulitzer, est une œuvre politique aujourd’hui plus que jamais nécessaire.

Mon avis : ♥♥♥♥

Comme beaucoup, je me suis laissé tenter pour la rentrée littéraire de septembre par ce prix Pulitzer dont j’ai énormément entendu parler. L’appel de la renommée et le thème m’avait tout deux convaincue. En me jetant dans la lecture, j’étais donc en attente de beaucoup, trop peut-être…
On suit Cora, une jeune fille noire esclave sur un champs de coton. Abonnée par sa mère à son plus jeune âge, elle nous raconte la dure réalité de son quotidien sur la plantation. Puis le soir où Caesar l’aborde pour lui parler d’une folle idée d’évasion. Suite à cela, les événements s’enchaînent plus ou moins et l’on suit leur épopée en Amérique. De perte d’identité à nécessité de fuir, l’horreur de leur condition grandit au fil des pages et nous fait vivre à travers elle la violence de l’esclavage et le sadisme blanc de l’époque. Ce texte résonne donc comme un témoignage coup de poing grâce à la plume de l’auteur qui sait avec brio retranscrire la rage et la violence des faits.
Dans un pays comme l’Amérique (et même beaucoup d’autres) où les actes racistes sont encore (malheureusement) d’actualité et bien trop nombreux, ce livre est un bijou à passer de mains en mains pour qu’enfin cette triste réalité s’arrête et je comprends – et même je félicite – l’ovation et l’effervescence qu’il y a eu autour de lui. Mais d’un point de vue strictement littéraire, j’ai été déçu par le récit et j’ai vécu cette lecture comme un boulet à traîner… Je n’ai pas réussi à entrer vraiment dans cette histoire et à m’y « attacher ». Les chapitres sont longs et parfois débordent de détails qui n’ont que peu d’intérêt pour l’histoire. Je me sentais donc comme déconcentrée dans ma lecture, avec un œil dedans et une oreille dehors. Bon je vous l’accorde l’image n’est pas simple à se représenter mais en clair, je n’étais pas dedans, je me sentais discrète. Je me suis tout de même demandé si ma vie personnelle n’a pas eu un impact (avec le stress de l’approche des examens et la vie quotidienne qui fait que parfois on est plus discret que d’habitude) puis en me plongeant dans la lecture suivante je me suis rendue compte que non, il y a bien quelque chose dans ce roman qui faisait que je n’étais pas totalement saisie. C’est donc semi-convaincue que je ressort de cette lecture ! 
Pour autant, je ne déconseille pas de le lire, il n’en reste pas moins qu’il aborde un thème fort et nécessaire avec une virulence qui comme un post-it rappelle l’horreur commise. Alors à vous de voir et de vous en faire votre idée 🙂
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« Jean d’Ormesson à l’honneur » #9 – Décembre [HOMMAGE]

Auteur

En ce début décembre, c’est le moment de mettre à l’honneur un auteur, mais ce mois-ci c’est en grande tristesse que je le fais. Je ne procéderais pas comme d’habitude pour cet article, ne pouvant me permettre de choisir trois œuvres dans la vie de l’homme que l’on nommait l’Immortel et qui bien sûr le sera toujours malgré son décès grâce à ses œuvres ! Je rappellerai tout de même le principe, ensuite je ferai un résumé de sa vie qui ne sera évidemment pas exhaustif du tout puis après cela, je vous propose à tous de venir joindre un mot, une citation, un extrait, une interview… Bref, d’y ajouter votre patte que je m’engage à ajouter à l’article comme un livre d’or virtuel ! Alors à nous pour rendre hommage à ce grand homme…
L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !
De plus, je profite de cet article pour mettre en avant la chronique de Madame Lit, vous y trouverez de magnifiques articles mensuels sur des auteurs qu’elle aime et ce depuis Janvier 2017. N’hésitez pas et cliquez ici pour un accès direct à cette catégorie.

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Regardez cette beauté de l’âge, cette espièglerie dans le regard… En me replongeant pour cet article dans les interviews et les images ainsi que les écrits, j’ai du mal à retenir mes larmes. Un grand homme nous a quitté, un éternel optimiste, un agent du bonheur et de l’émerveillement, une magnifique plume, la littérature perd en ce mois une partie d’elle-même pour ce siècle… A même degrés qu’était Malherbe, Rabelais ou Montaigne pour le XVIème siècle ; Molière, Racine ou Madame de Lafayette pour le XVIIème ; Marivaux, Voltaire ou Beaumarchais pour le XVIIIème ; Zola, Baudelaire ou Balzac pour le XIXème ; Aragon, Camus ou Sartre pour le XXème ; Jean d’Ormesson à cheval sur deux siècle figurera avec eux dans les grands classiques de la littérature ! Et pour lui faire le plus doux des clins d’œil, laissons-le trôner auprès d’Aragon ou de Chateaubriand 🙂
Né à Paris en 1925 dans un haute famille proche de l’Etat, Jean d’Ormesson grandit et navigue en suivant les déplacements paternels entre l’Allemagne, la Roumanie, le Brésil et le château de Saint-Fargeau appartenant à sa mère dans l’Yonne. A l’aube de la Seconde Guerre Mondiale, il est âgé de 13 ans et sera ballotté entre différents établissements scolaires, à Paris d’abord au cours Bossuet, puis en Auvergne au lycée Blaise-Pascal et enfin à Nice durant l’Occupation. Il obtient son baccalauréat après un premier échec et entre en hypokhâgne. Ensuite, il poursuit ses études à l’Ecole Normale Supérieure d’où il ressort licencié en Lettres et en Histoire puis agrégé de Philosophie malgré la réticence de son professeur.
A la fin de ses études, il est appelé sous les drapeaux et sera affecté dans un premier temps au Mans pour son service militaire puis il rejoindra les commandos parachutistes de Vannes. C’est ici que sa première maladie, une hépatite, le laisse alité pendant 6 mois (il combattra en 2013 un cancer de la vessie). Ensuite, il décroche un poste de professeur et commence sa carrière de journaliste pour Paris-Match, Ouest-France et Nice-Matin. En 1950, il est nommé secrétaire général de l’UNESCO et publie son premier roman en 1956, « L’amour est un plaisir ».
Rédacteur en chef de la revue « Diogène » sur les sciences humaines et sociales, puis directeur général du « Figaro », l’auteur connait de plus en plus de succès et de reconnaissance naviguant entre littérature, journalisme et philosophie. En octobre 1973, il prend son fauteuil à l’Académie Française et en devient le doyen en 2009 suite à la mort de Lévi-Strauss. Il passera également de secrétaire général de l’UNESCO à Président du Conseil International de la Philosophie et des Sciences Humaines et reçoit, non sans humour, le titre de Grand-Croix de la Légion d’Honneur en 2014.
Une carrière gargantuesque et des écrits plus sublimes les uns que les autres où il se livre perpétuellement, voilà ce que nous laisse l’Immortel après son passage sur terre. Je finirai en lui souhaitant un beau et doux repos et en lui disant « Au revoir là-haut » (magnifique adieu du titre éponyme de Pierre Lemaitre que chacun connait maintenant) mais surtout en lui laissant la parole : « Merci pour les roses, Merci pour les épines ».
Pour conclure cet hommage, voici une interview de l’auteur…


A vous la parole, mes croq’mots !

[…J’attends vos petits mots ou autres…]

Blogs participants et leurs chroniques :

Récap’ « Auteurs à l’honneur » #8 – Novembre

Auteur

Hello mes croq’mots !

Le mois de Novembre a défilé vitesse grand V et voici l’heure du bilan pour les « Auteurs à l’honneur » du mois ! 4 auteurs ont été mis sur le devant de la scène ce mois-ci :

Merci à tous pour vos participations ! Et je rappelle à tous que vous êtes les bienvenues si vous voulez participer 🙂

« L’Aigle Noir » d’Hervé Mestron

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Résumé :

Sur la côte normande, à Ouistreham. Pendant l’année, avant l’arrivée des touristes, les jeunes s’ennuient. Billie, une adolescente à la voix sublime, est minée par un secret inavouable, et vit de plus en plus repliée sur elle-même. Hartman, le nouveau professeur de musique, ex-jazzman au passé mystérieux, tombe amoureux de la voix de Billie. Cherchant à se rapprocher de la jeune fille pour l’aider, il va bientôt comprendre qu’il n’est pas le bienvenu dans ce collège.

Mon avis : ♥♥♥♥

Dans cette courte nouvelle destinée aux ados, on suit Billie, jeune fille réservée avec une voix d’ange. Sa vie palpite grâce à la musique et elle perçoit un sens au rythme musical que ses camarades ne peuvent pas comprendre, d’ailleurs personne autour d’elle ne comprend cela. Jusqu’à l’arrivé d’un professeur de musique, Mr Hartman, inconnu dans cette petite ville dans laquelle il arrive à peine, il va tomber amoureux de la voix de Billie et essayer de nouer un lien avec elle. Mais une ombre rode dans ce tableau, la meilleure amie de Billie peut-être par jalousie ou pour se rendre intéressante va accuser le professeur de chercher à avoir des rapports avec la jeune fille. S’ensuit une véritable descente au enfer pour Mr Hartman ainsi qu’un engrenage pour Billie.
L’auteur nous plonge dans les méandres adolescents, la timidité, la première fois, la recherche de soi et l’incompréhension avec le monde des adultes. On assiste à l’impuissance de Billie de contrer l’engrenage dans lequel Mr Hartman s’enfonce, à son incapacité de se faire entendre des adultes et à sa douleur de ne pas savoir comment gérer la situation. Un nouvelle brute qui traite de sujets forts comme l’attouchement sur mineur, mais aussi et surtout qui met en pleine tête les conséquences irréversibles des préjugés et l’acharnement des adultes à vouloir parfois penser à la place des enfants. Le manque de dialogue constructifs donc est au cœur de cette nouvelle, rappelant sans cesse la difficulté d’être parent mais aussi celle d’être ado, ainsi que la radicalité de certains jugements pouvant mener au pire. Le tout sur fond musical, sur cette magnifique et poétique chanson qu’est « L’aigle noir » de Barbara. Cette voix fragile faisant écho à la fragilité de l’héroïne, ou même simplement à l’adolescence.
C’est donc l’histoire de deux êtres dont l’âme s’est reconnue sur le plan musical, deux êtres que la douleur et le mal-être réunis mais qui finit encore plus mal qu’elle ne commence… Un drame actuel qui fait réfléchir. Et même si quelques points m’ont déplu, je ne peux pas insister dessus car cette petite lecture mérite d’être lue et connue.
Je remercie Babelio, ainsi que l’Edition Le Muscadier de m’avoir permit de lire cette nouvelle et de découvrir cet auteur.

C’est Lundi, Que Lisez-vous ? #51

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Et encore un début de semaine qui résonne avec le RDV initié par Mallou et repris par Galleane. Avant tout un petit rappel des règles :
Il vous suffit chaque lundi de répondre à ces trois questions :
  • Qu’ai-je lu la semaine passée?
  • Que vais-je lire ensuite?
  • Que suis-je en train de lire en ce moment?
Ensuite, RDV sur le blog de Galleane pour y laisser le lien vers votre article :)
Durant ces dernières semaines, j’ai fini un roman de la rentrée littéraire de septembre 2017, j’ai lu une nouvelle en Service Presse reçu par Babelio ainsi qu’une nouvelle du XVIIème siècle :
« Underground Railroad » de Colson Whitehead, « L’Aigle Noir » d’Hervé Mestron et « La Princesse de Montpensier » de Madame de Lafayette
  • « Underground Railroad » a été une lecture pénible. Disons que j’étais pollué par beaucoup de choses dans ma vie personnelle, du coup j’ai eu beaucoup de mal à me concentrer et je pense que cela a joué sur mon ressenti. Je n’étais pas vraiment dedans bien que j’ai réussi à suivre les événements, je n’étais pas plongé dans l’histoire et en quête de la suite. J’ai donc ressenti cette lecture comme un petit boulet… J’en ferai certainement une chronique courte tout de même d’ici peu.
  • « L’Aigle Noir » est une belle claque sur l’adolescence. Reçu en Service Presse par Babelio comme je le disais plus haut, je l’ai littéralement dévoré avant de m’endormir dans mon lit douillet (quel chouette moment !). Bien que dur, il soulève des thèmes forts et se lit très facilement. La chronique arrivera très vite !
  • « La Princesse de Montpensier » suit le même engouement dans mon cœur que « La Princesse de Clèves ». L’analyse des mouvements de l’âme chez Madame de Lafayette est un délice à lire. De sa plume courtoise et élégante, elle nous emporte dans les ravages passionnelles et le paraître de la Cour. Magnifique !
En ce moment, je suis dans la lecture d’un autre Service Presse reçu cette fois sur Simplement Pro :
« Hérodias et le guerrier au linceul – Épopées Avaloniennes – Tome 1 » de Sara Greem

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Voilà un roman qui me surprend ! Que c’est bon !! Il m’a complètement pris dans son histoire et je suis heureuse d’être sortie de ma zone de confort pour le découvrir 🙂 Lorsque l’auteur me l’a proposé j’ai hésité car ce n’est pas trop mon genre de lecture, bien que j’aime les romans historiques j’ai plus de mal avec le côté druide ect… Et bien, j’affirme que je serai passé à côté d’une super histoire. Affaire à suivre 😉
Ensuite, je ne sais pas encore dans quelle lecture je vais me lancer… Je me laisse le temps de réfléchir et de choisir au feeling !
Et vous, que lisez-vous ?

Le Liebster Award TAG #3

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Me voilà de retour avec un « Liebster Award » ! Je remercie Si j’étais une histoire et La bibliothèque de Caro de m’avoir nominé pour ce TAG 😀 Dans un instant, je vais vous faire un rappel des règles de bases de ce TAG… Mais pour le coup, je vous annonce de suite que je vais tricher un peu ! Etant donné que c’est la 3ème fois que je fais ce TAG et que j’ai été nominé deux fois en même temps pour celui-ci, je me dis qu’il est suffisant de répondre à vos questions les filles en sautant l’étape des 11 faits sur moi (bon, soyons honnête, je me cherche des excuses mais c’est surtout que j’ai aucune inspiration concernant cette partie sans être redondante vis-à-vis des TAG déjà réalisés… Ne m’en voulez pas s’iiiiiiil vous plaît !!!!!). Voilà, voilà… C’est parti !
Pour vous, futurs nominés 😀 il vous suffit de :
  • Être nominé(e) par un(e) bloggeur(euse) ;
  • Révéler 11 choses sur soi ;
  • Répondre aux 11 questions posées par la personne qui nous a nominée.
  • Poser à notre tour 11 questions.
  • Nominer 11 blogueurs/blogueuses et les prévenir.

Les questions de Carolane

Que fais-tu dans la vie ?
Ancienne serveuse de métier, j’ai repris mes études il y a un peu plus d’un an en Licence « Humanités » dans le but de devenir professeur de français au collège. En parallèle de mes études, je suis assistante d’éducation. Ce nouveau métier me ravit jour après jour et me confirme mon envie d’enseigner. Bien que les ados ce n’est pas toujours facile, facile.. En vérité, ces petits monstres se pensant adultes et nous les voyant encore comme des enfants, on beau me faire crier et pester contre eux qu’intérieurement je ris de leurs bêtises et me rappelle les miennes à leur âge (il faut juste ne jamais le montrer haha). En clair, à presque 30 ans, je pense avoir trouvé ma voie. Ne reste plus maintenant qu’à cravacher pour l’atteindre !
Quelle est l’odeur que tu aimes le plus sentir ?
Depuis ma naissance (rien que ça), je vais en Italie chaque année ou presque. J’ai une partie de ma famille là-bas et sur place la maison de mes arrière-grand-parents qui peut nous accueillir tous les ans. Bref, passons au-dessus du bonheur ressenti à chaque aller et le déchirement de chaque retour, et venons-en à l’odeur ! Et bien, c’est l’odeur de cette maison. Je dirai même du carrefour à 10 mètres de celle-ci. A chaque fois, j’ouvre la fenêtre et je prends une énorme inspiration. Que j’aime ce moment et cette odeur !!!
Quel était ton objectif en créant un blog ?
Je voulais avant tout partager. Ayant peu de personnes dans mon entourage qui soit aussi toqués que moi de lecture, et bien je manquais de discussion autour. De plus, je voulais garder une trace de mes lectures, me les remémorer et un jour où j’étais devant la télé, je suis tombée sur une émission qui parlait des blogs… Alors, je me suis renseignée et je me suis lancée…
Plutôt saisons printemps, été, automne ou hiver ?
Franchement, je n’ai pas de saison préférée, peut-être une légère, mais vraiment infime petite préférence pour le printemps. Mais vraiment microscopique ! L’été me plaît pour sa chaleur et ses longues journées, l’automne pour la beauté de ses paysages et parce que c’est la saison de mon anniversaire haha, l’hiver pour ses raclettes, son plaid devant la cheminée et pour Noël bien sûr ! Quant au printemps, je disais infime car il nous réveille et nous réchauffe le corps et le cœur petit à petit, nous offrant des journées de plus en plus longue et un joli soleil tout doux qui illumine notre salon à travers les fenêtres…
Si tu devais me présenter une personne célèbre, peu importe son domaine, qui t’a marquée et inspirée dans la vie, qui choisirais-tu?
Kery James. Par mon amour des mots, je suis amoureuse du RAP depuis petite et selon moi, le RAP (le bon, pas d’amalgames svp) est un reflet de la plus belle maîtrise grammaticale et poétique de notre temps. Cet homme m’inspire à travers ses chansons qui m’ont tantôt reboostée ou même consolée, tantôt fait réfléchir et me questionner sur le monde. A côté de sa musique et de sa longue carrière, c’est un « homme de bien » comme l’appelleraient les rhéteurs de la Rome antique. Il a une autorité reconnue et auréolée dans les quartiers et ne cesse ses actions pour les jeunes. A travers une association qu’il a crée A.C.E.S (Apprendre, Comprendre, Entreprendre, Savoir), il fait des tournées dont l’argent est reversés pour offrir des bourses d’études à des jeunes qui n’ont pas les moyens de se payer des études. Il a écrit également une pièce de théâtre au vitriol sur la société dans laquelle il joue et qui a attiré de nombreuses personnes de genres très différents. Deux avocats s’y opposent autour de la question suivante : « L’Etat doit-il être jugé coupable de la situation actuelle des banlieues ? ». Une pièce brillante et grave, mais n’y voyez pas là un glissement vers la victimisation car ce n’est absolument pas le cas et ce serait dénigrer un travail qui se veut objectif. Le livre de la pièce est également sorti aux éditions ACTE SUD. Voilà l’homme qui continu à m’inspirer chaque jour et m’a suivi toute ma vie…

Quel est le domaine que tu ne maîtrise pas encore mais que tu voudrais apprendre ?
L’anglais sans hésiter ! Je me débrouille mais pas assez pour passer la barre des 5 (oui, j’ai bien écrit 5) à mes partiels. Parler à Londres pour se débrouiller quotidiennement est une chose mais faire de l’analyse de littérature anglaise en est une autre. Ce incompétence me pèse et j’ai bien du mal à m’y pencher…
Quel est ton rituel « remonte-moral » quand tu es triste ?
Je suis solitaire dans ma tristesse et je m’y enfonce pendant 2/3 jours. Devenant insociable et mutique jusqu’à me ressaisir pour repartir du bon pied. Dans ce processus, je n’ai pas vraiment de rituel spécifique à part peut-être l’auto-flagellation comme dirait ma BF…
Plutôt film sous la couette ou au cinéma ?
Dur question ! J’aime le cinéma mais il surtout vrai que j’aime encore plus ma couette ou mon plaid alors,  je dirais la première option !!!
Quels objets, autre que des livres, as-tu dans ta bibliothèque ?
Des bougies ! Oui j’aime beaucoup les bougies de déco et mon chéri ne se repérant plus à l’habitude de me demander « C’est une bougie pour allumer ou pour faire jolie celle-ci ?! » Haha.
Ecrans ou pages ?
Depuis peu de temps, les deux ! J’ai mis beaucoup de temps avant de me laisser séduire par la liseuse et à mon anniversaire, hop dans un paquet cadeau. Depuis, je suis complètement fan et j’essaie d’alterner les deux pour garder le plaisir de chacun entre mes mains !
Comment choisis-tu ta prochaine lecture ?
Et bien, ça dépend ! Je me demande déjà si j’ai des lectures programmées : LC ou Service-Presse et si ce n’est pas le cas, je choisis au feeling, selon mon envie et mon humeur.
Voilà Carolane, merci encore pour la nomination et ces questions ! J’espère que mes réponses te plairont, en tout cas, j’ai apprécié y répondre ! 🙂

Les questions de « Si j’étais une histoire »

Quel métier souhaites-tu faire ? Ou quel métier fais-tu ?
Pour cette réponse je te renvoie à la première question de Carolane où j’ai déjà tout expliqué 🙂
Quelle est ta série préférée ?
Il n’en faut qu’une ?! Impossible haha. J’aime « The Walking Dead » que je continue à suivre, j’ai été absorbé dans « Gossip girl » il y a quelques années, mais j’aime aussi « Luther », « Dr House », « Dexter », « Scream »… En faite, j’adore les séries.
Combien de livres as-tu lus jusqu’à présent cette année ?
Depuis le début de l’année, je suis à 36 livres si je ne me suis pas trompée 🙂
Quelle est la meilleure histoire d’amour que tu as pu lire ?
Je ne lis jamais d’histoires d’amour du coup je suis un peu embêtée pour cette question… Je vais rester dans le très cliché « Roméo et Juliette » !
Si tu avais la possibilité d’écrire un livre, sur quel sujet écrirais-tu?
Indéniablement, dans un thriller psychologique ! Un catégorie que j’adore et je suis toujours bouche bée devant le travail de recherche accompli par les écrivains pour ce genre de livre. En deuxième option, un roman historique ! Mais là, encore une fois, quel travail gargantuesque !!!
Quel adjectif te qualifie le mieux ?
Oulalala… Pas simple cette question !! Franchement, je ne sais pas… En m’appuyant sur ce que les autres peuvent dire de moi : sensible !
As-tu une passion autre que la lecture ?
Passion, non ! La lecture en est vraiment une, en revanche, j’aime l’équitation donc les chevaux et les animaux de manière générale. Mais aussi les films et les séries, le rap comme dit plus haut… et les jeux vidéo.
Quel est le plus gros livre que tu es lu en terme de pages ?
Harry Potter, le tome 5 me semble-t-il ! Qui fait plus de 1000 pages en grand format !
Quel livre emporterais-tu sur une île déserte ?
Il y encore quelques mois, j’aurai dis « Le Portrait de Dorian Gray », mais aujourd’hui ce serait « La Princesse de Clèves » ou « 1984 » !
Tu es de quel signe ? Crois-tu à l’horoscope ?
Je suis balance et bien que certains traits de caractère rejoignent mon signe, je reste tout de même assez éloignée de la description dans toute sa splendeur. Je n’y crois pas vraiment mais cela ne m’empêche pas de temps à autre de m’amuser à le lire ou à rire des similitudes que je peux voir. En revanche, je fonctionne plutôt à l’envers en lisant après coup ! En faite, je pense que les horoscopes ou la voyance agit plutôt comme une ombre influente dans nos vies…
Tu as des tatouages ? Piercings ?
Oui, j’ai trois tatouages. Un dans le haut du dos représentant une croix égyptienne entourée d’ailes, un à la cheville qui est un chapelet dont la croix a été remplacé par la botte de l’Italie et un au poignet qui est la date de naissance de mon grand-père maternel en chiffre romain. Pour les piercings, j’en ai eu pas mal : nuque, langue, sous la lèvre inférieur… mais le seul qu’il me reste est celui au nombril.
Voilà pour tes questions, j’espère que les réponses seront à la hauteur et je te remercie encore de m’avoir nominé ! 🙂

Place maintenant à mes nominés ainsi qu’aux questions auxquelles ils devront répondre !!
Douceur de lire ♣ Mes échapées livresquesEnvie de lireSophilosopheChez Xander La LabyrinthèqueLire en bullesLes mots d’ArvaDreamingwithbooksTomabooks ♣ Ju lit les Mots
  1. Depuis quand tiens-tu ton blog et pourquoi l’as-tu commencé ?
  2. Quel livre t’as le plus marqué dans ta vie ?
  3. Quel coup de cœur as-tu découvert sur la blogosphère ?
  4. Ton auteur préféré ?
  5. Pourquoi la lecture ? Que te procure-t-elle ?
  6. Une personne ou personnage célèbre qui t’a marqué et pourquoi ?
  7. As-tu des manies de lecteur avant, pendant ou après ta lecture ?
  8. Lorsque tu ne lis pas et que tu ne travailles pas, que fais-tu ?
  9. As-tu des animaux ? (avec des photos si l’envie t’en dit)
  10. Comment ranges-tu tes livres dans ta bibliothèque ?
  11. Lors de tes achats livresques, qu’est-ce qui t’attires vers un livre ?

 

« L’été d’un chien » de Cassandra Bouclé

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Résumé :

Filou est un berger allemand de pure race de 2 ans, qui a toujours vécu avec ses maîtres.
Malheureusement, pendant un chaud été, il se retrouve attaché à un arbre, abandonné au milieu de nulle part.
Il reste ainsi durant plusieurs jours, en plein soleil, mourant de faim et de soif. Il finit par tenter de se libérer en rongeant sa laisse, alors qu’une femme le recueille et le dépose dans une fourrière.
Seul, triste, croyant toujours que ses maîtres vont venir le chercher.
Filou attend longuement et sagement dans sa cellule. Il croisera quelques-uns de ses congénères qui ont subi le même sort, qui l’aideront à renaître et à retrouver la joie de vivre.

Mon avis : ♥♥♥♥

Tout d’abord merci encore à l’auteure Cassandra Bouclé qui a accepté de me laisser lire sa nouvelle grâce au site « Simplement pro ». J’ai beaucoup aimé cette histoire touchante de Filou, berger allemand, abandonné par ses maîtres. Une histoire bien tournée qui avance étape par étape dans les tristes méandres de la fourrière et qui nous envahit de multiples émotions. On passe de la tristesse profonde au sentiment d’abandon puis de l’affection au sourire pour revenir à la tristesse et à la colère mais aussi à l’espoir, une vraie montagne russe qui remplit bien son office.
Malgré ce fond et l’originalité de celui-ci des petits détails sont peut-être à améliorer dans la forme, tel que l’approfondissement de certaines scènes qui mériteraient d’avantage de développement ainsi qu’un peu plus de fioritures dans l’écriture. Oui, bon, je sais que c’est mon côté littéraire qui parle là, mais j’aime les phrases longues (parfois trop, ce qui est mon défaut à moi) et travaillées… Du coup, j’ai parfois ressenti une trop grande simplicité dans les phrases et les enchaînements. Il n’en reste pas moins que j’ai aimé cette découverte et que je salue le travail de l’auteure !
En bref, n’hésitez pas à lire cette nouvelle pour passer un bon petit moment de lecture ! Quant à vous, amis de bêtes, il est sûr que vous ne pourrez rester indifférents à cette histoire belle et triste à la fois !