Recap’ « Auteurs » à l’honneur #3 – Mai

Hello mes croq’mots !

Nous voici déjà à la fin du mois de Mai, le temps passe à une vitesse folle ! Pour vous parler un peu de moi vu que dans le dernier « Recap’ Auteur » d’Avril je vous avais parlé de mes partiels et de mes révisions, et bien j’ai eu les résultats hier de mon année et je l’ai validé ! Alors, je ne vous raconte pas l’état de soulagement et de joie dans lequel j’étais 🙂 Voila pour la petite parenthèse 😀
Place maintenant aux 3 auteurs qui ont été mis à l’honneur durant ce mois de Mai, le mien inclus :

Merci de votre participation et pour ces supers articles !!

♥♥♥ Concours 100 abonnés ♥♥♥

gif-scorbut-concours

Hello mes croq’mots !

Cette semaine pour ma plus grande joie, j’ai passé la barre des 100 abonnés 😀 Je tiens donc dans un premier temps à tous vous remercier de me suivre, de m’écrire des petits mots et de m’offrir le plaisir de partager avec vous mes lectures ! Depuis ma décision de me lancer dans l’aventure blogesque, mes lectures sont encore plus agréables et enrichissantes en sachant à l’avance que je vais pouvoir les partager avec vous, en discuter, découvrir d’autres horizons à travers vos blogs et vos lectures… En bref que du bonheur ! Donc toujours dans cette envie de vous remercier, je mets en place aujourd’hui un petit concours qui vous permettra de gagner l’un de mes derniers coup de cœur !

Mais, dis moi Nina, quels sont les lots ?

J’ai décidé de vous laisser le choix entre trois de mes derniers coups de cœur ! Chacun des livres est issu des œuvres des trois « Auteurs à l’honneur » que j’ai déjà réalisé depuis la création du RDV mensuel 🙂 Chaque livre sera accompagné d’un beau marque-page ! Alors, place aux livres :

Mais alors, comment participer et y a-t-il des règles ?

Rien de plus simple, je vous invite à me laisser en commentaire votre envie de participer au concours ainsi que le choix du livre qui vous donne envie, et ce jusqu’au 30 juin de cette année ! En ce qui concerne les règles, il faut simplement être abonné à mon blog et habiter en France… Je m’excuse d’avance pour ceux qui me suivent et habitent à l’étranger, malheureusement pour des raisons financières, je ne peux pas me permettre un envoi trop longue distance… :/
Un petit plus qui n’a rien d’obligatoire, l’abonnement à mon Facebook et/ou mon Instragram – dont vous trouverez les noms dans l’onglet « Contacts » – multipliera vos chances de gagner ! Si vous faites ce choix, dites le moi dans le commentaire accompagné du nom sous lequel vous vous êtes inscrits 🙂

Je vous dis à très vite et encore merci pour toute cette joie !

bandeau_concours

 

« Stephen King » à l’honneur #3 – Mai

Re-Hello mes croq’mots !

Place à « Auteur à l’honneur » du mois de Mai, mais avant tout un petit rappel sur le principe de ce RDV mensuel auquel je vous invite tous à participer si l’envie vous en dit 🙂
L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !
De plus, je profite de cet article pour mettre en avant la chronique de Madame Lit, vous y trouverez de magnifiques articles mensuels sur des auteurs qu’elle aime et ce depuis Janvier 2017. N’hésitez pas et cliquez ici pour un accès direct à cette catégorie

064cf618-c84b-4c49-af11-c93d021b667f-2060x1236
Alors oui, il est mondialement connue, du coup on pourrait dire que je triche un peu mais comment ne pas lui dédier une chronique comme celle-ci ! Et puis, je précise aussi que j’ai déjà discuté avec des personnes ayant envie de lire un King mais ne sachant pas trop par le quel commencer… Pas étonnant au vue du nombre d’œuvres signées de sa main ! Donc, je me lance 🙂
Stephen Edwin King est né en 1947 à Portland dans l’État du Maine, on trouvera d’ailleurs beaucoup de ses livres se déroulant dans cet État. Pendant l’enfance, il était du genre solitaire et marginal car moqué par la plupart de ses camarades, ce qui le pousse à se renfermer de plus en plus dans la lecture, notamment fantastique. Dès 12 ans, il écrit de courtes histoires mais ce n’est qu’en 1974 que son premier roman « Carrie » – et pas le moins connue – est édité. Grand bonheur que l’on doit à sa femme, Tabitha King (elle aussi écrivaine), qui le pousse à le finir tandis que Stephen avait décidé de le laisser choir au fond de sa poubelle. Suite au succès de cette œuvre, l’auteur se lance dans la vie d’écrivain avec un rythme très soutenu qu’il se contraint à lui-même (environ 10 pages par jour). Aujourd’hui, King est l’auteur le plus célèbre du genre, traduit dans pas moins de 32 langues et avec plus de 35 films tirés de ses œuvres. Il a également eu recours à deux pseudonymes sous lesquels il écrivait : Richard Bachman et John Swithen.
On peut retrouver, malgré le large panel de genres maitrisés par l’auteur, des thèmes récurrents dans ses livres tels que l’enfance, le passage de l’enfance à l’adolescence, la critique de la culture américaine, l’exploration des ressenties de l’homme ainsi que la récurrence du « Don » chez un individu. Au travers de cela, il s’inscrit dans un mouvement naturaliste cherchant à expérimenter dans ses personnages les conséquences de ce qu’ils vivent ou des dons qu’ils possèdent. Un auteur qui nous embarque complètement dans son monde et nous construit des personnages plus vrais que nature, nous tirant parfois des larmes, nous faisant rire ou encore frissonner… Une chose est sûre : vous ne pouvez pas vous ennuyer !
En essayant d’être hétéroclite au niveau du style/genre des livres, voici les 3 romans de l’auteur que je vous conseille :
  • « 22/11/63 » est plutôt du genre science-fiction se mixant parfaitement à une dominante historique et parfois dystopique (Oui, oui… c’est possible ! C’est King !). Gros coup de cœur pour cette histoire lue sous le soleil et au bord de la mer, ce qui explique l’absence de chronique ! Mais, je vais y remédier prochainement car je trouve ça très dommage ! On suit dans ce livre les (mé)aventures de Jacob Epping, prof d’anglais dans le Maine (vous voyez !) qui découvre par le biais d’un « ami », Al Templeton atteint d’un cancer du poumon, un portail temporel le transportant en 1958 ! C’est donc le récit d’un voyage temporel constant (d’où la possibilité de mix entre passé et futur). En effet, Al demande à Jacob, avant sa mort, de retourner dans le passé et de sauver J.F.Kennedy afin d’empêcher la guerre du Vietnam. Une guérilla s’engage donc entre Jacob et le passé ne voulant pas être changé ainsi qu’avec les conséquences des changements opérés par Jacob. A tout cela, vous ajoutez une histoire d’amour, le paysage américain des années 60 et un solide aspect historique et …. Pouf… Ça fait des Chocapic ! Ah non, pardon, ça fait un livre dont on ne veut pas décrocher !! A lire sans modération 🙂
  • « Shining » est le premier livre que j’ai lu de King. Bien sûr, j’avais vu le film avant mais je savais aussi que l’auteur n’était pas enchanté du tout de ce scénario pourtant au top, ce qui a agrandit ma curiosité ! J’ai donc essayé de faire abstraction de mes souvenirs du film pour aborder cette lecture et j’ai été plutôt d’accord avec l’auteur : je m’explique, le film est génial mais il ne met pas en lumière ce que King veut mettre en avant, du coup, je comprends son point de vue, bien que je considère les deux excellents ! Mais revenons au livre qui est lui plutôt dans un genre fantastique/horreur, on y suit la malheureuse histoire de Danny, petit garçon d’un dizaine d’années, possédant le « Don » à savoir médium (d’où le titre), télépathie et vision des morts (un régal pour un petit bout…). Son père, Jack Torrance, ancien alcoolique et écrivain raté décroche un emploi comme concierge d’un hôtel isolé pendant l’hiver enneigé. La petite famille (père, mère, enfant) emménage donc dans cet hôtel « Overlook » incroyablement grand pour y passer l’hiver en total autarcie, celui-ci étant fermé pour la saison. Danny ressent le danger et l’histoire nous étouffe de plus en plus dans l’horreur des lieux et l’avancée de la démence du père. Mais, je n’en dis pas plus et vous laisse le plaisir et le frisson de découvrir le reste dans les pages du roman.
  • « Mr Mercedes » est un des très récents romans de l’auteur s’inscrivant lui dans le genre policier et premier volet d’une trilogie autour du flic à la retraite Bill Hodges. Un autre coup de cœur pour moi, on suit donc ce flic dépressif qui reçoit un matin une lettre écrite de la main d’un tueur dont l’affaire fut irrésolue. Affaire qui n’a eu de cesse de torturer Bill, évidemment. Mais loin de tomber dans les clichés, King nous livre une histoire trépidante et grandement ficelée. Suite à la réception de ce courrier, une belle enquête s’ouvre et l’on navigue, nous lecteurs, entre le flic et les pensées/actions du tueur. L’atmosphère étouffante d’une course contre la montre.
J’ai mis les liens vers mes chroniques (si réalisées) pour ceux qui veulent en savoir plus sur le livre !
Voici donc un panel de différents genres de l’auteur, en espérant avoir donné envie à ceux qui ne connaissent pas comme à ceux qui connaissent ! Et n’hésitez pas à participer !

Blogs participants et leur chronique :

« Joyland » de Stephen King

9782253183969-001-t


Résumé :

Les clowns vous ont toujours fait un peu peur?
L’atmosphère des fêtes foraines vous angoisse?
Alors, un petit conseil: ne vous aventurez pas sur une grande roue un soir d’orage.

Après une rupture sentimentale, Devin Jones, 21 ans, débarque l’été 1973 à Joyland, petit parc d’attraction sur le littoral de la Caroline du Nord. Il est embauché avec d’autres étudiants pour compléter l’équipe de forains, à la fois étrange et joyeuse. Sa rencontre avec un petit garçon doué de voyance, atteint d’une maladie grave, et surtout de sa mère, va changer la vie de Devin. Obsédé par le mystère du train fantôme soi-disant hanté par le spectre d’une femme égorgée 4 ans auparavant, le jeune homme se lance dans l’enquête. Un nouveau meurtre est-il possible? Parviendra-t-il à l’éviter? Une chose est sûre, l’aventure le changera à jamais.


Mon avis : ♥♥♥♥♥

Encore une belle lecture, signée King. Comme toujours, j’avais beaucoup de mal à poser mon livre et à dormir (…Encore un chapitre… Mince déjà 1 heure du mat’… Bon tant pis, encore un, au point où j’en suis !). On suit ici, Devin, un jeune qui se lance dans le monde du travail et laisse de côté ses études après une rupture difficile. Il se fait embaucher dans un parc d’attraction dont l’un des jeux est hanté… Évidemment 🙂 De nombreuses aventures l’attendent, de magnifiques rencontres mais aussi de moins belles dans une forme de quête de lui-même, il évolue et apprend les vraies choses de la vie.
En revanche, l’histoire ne s’épanche que peu sur le côté horreur, pas de sortie innombrable du fantôme, et peu de sueurs froides comparé aux autres romans de l’auteur. Mais une vraie enquête sur ce meurtre glauque survenu plusieurs années auparavant. Et surtout, la vie et la recherche d’identité de Devin ainsi que des personnages pour certains adorables, pour d’autres détestables qui gravitent autour de lui. Des thèmes chers à King sont ici abordés : le passage de « l’adolescence » à l’âge adulte, l’intuition (ou plutôt le don comme dans « Shinning ») mais aussi les sentiments humains : l’amour, l’amitié, la fraternité, la découverte de soi, l’entre-aide, la famille, le dépassement du deuil…
En bref, ce livre m’a pris aux tripes. Même s’il n’a pas été un coup de cœur, j’ai adoré voyager dans ce parc d’attraction et suivre les personnages qui y sont dépeints avec beaucoup de tendresse. Je vous le conseille vivement pour disons, un entre deux des écrits de l’auteur, entre pointe d’horreur et histoire de vie.

 

« Mr Mercedes » de Stephen King

9782253132943-001-t


Résumé :

Midwest 2009. Un salon de l’emploi. Dans l’aube glacée, des centaines de chômeurs en quête d’un job font la queue. Soudain, une Mercedes rugissante fonce sur la foule, laissant dans son sillage huit morts et quinze blessés. Le chauffard, lui, s’est évanoui dans la brume avec sa voiture, sans laisser de traces. Un an plus tard. Bill Hodges, un flic à la retraite, reste obsédé par le massacre. Une lettre du tueur à la Mercedes va le sortir de la dépression et de l’ennui qui le guettent, le précipitant dans un redoutable jeu du chat et de la souris.
Avec ce polar très noir, véritable plongée dans le cerveau d’un psychopathe qui ferait passer Norman Bates pour un enfant de chœur, Stephen King démontre une fois encore son époustouflant talent de conteur, qui s’affranchit des frontières et des genres.

Mon avis : ♥♥♥♥♥

Prix Edgar-Allan-Poe 2015 du meilleur roman et sérieusement les petit loups, il le mérite grandement et même plus. C’est le premier volume d’une trilogie ayant pour personnage central, Bill Hodges, flic à la retraite torturé et suicidaire. Et pour ma part, je vais lire la suite plutôt deux fois qu’une 🙂
Revenons à Bill (pour planter le décor initial), imaginez la déprime d’un excellent flic à la retraite qui n’a plus que la télé et ces émissions de merde pour combler ses journées. Plus les jours passent, plus il déprime et plus il joue de près avec le flingue de son père… Puis, un matin il reçoit une lettre de « Mr Mercedes », un tueur (ou terroriste) qui à fait 8 victimes et de multiples blessés en leur fonçant dessus en voiture. La lettre est provocante, immonde et le tueur cherche le dialogue avec notre bon vieux Hodges. On voit alors, le héros sortir de sa torpeur et revenir à la vie pour tenter de résoudre cette affaire jusqu’ici irrésolue.
Et là, vous vous dites : « Ouais, décor et personnage typique des thrillers/polars que ce soit à la télé ou en roman ! ». Je ne peux qu’acquiescer sur ce point de départ, mais c’est sans compter sur le talent de notre écrivain… Il nous apporte ce petit plus qui fait que pas une seconde vous aurez envie de poser le livre ou de comparer ses personnages à n’importe lesquels que vous avez déjà connus ! King nous fait frissonner d’horreur en nous plongeant dans la tête du meurtrier, le livre s’articulant entre l’avancée de Bill et ses aventures, et celles du tueur. En tant que lecteurs, on sait donc quasiment dès le début le nom et l’histoire de cette raclure, ce qui m’a fait repenser à un livre que j’avais beaucoup aimé (bien qu’atroce) « La mort est mon métier » de Robert Merle et l’on sent la pression grandir et l’étau se resserrer de plus en plus sur Hodges.
En bref, j’ai été hypnotisé et je suis plus qu’impatiente de lire la suite. La seule ombre au tableau est le côté mystique du roman qui vous fera automatiquement penser aux horribles attentats que la France a connu… Écrit en amont, il sonne presque comme une « prophétie » et c’est assez déstabilisant et horriblement triste. Mais pour finir sur une note positive, si vous doutez de la possibilité de King de nous faire vibrer avec un polar classique, lisez-le et voyez par vous-même !

coup de coeur

 

« Carrie » de Stephen King

9782253096764-t


Résumé :

Carrie White, dix-sept ans, solitaire, timide et pas vraiment jolie, vit un calvaire : elle est victime du fanatisme religieux de sa mère et des moqueries incessantes de ses camarades de classe. Sans compter ce don, cet étrange pouvoir de déplacer les objets à distance, bien qu’elle le maîtrise encore avec difficulté… Un jour, cependant, la chance paraît lui sourire. Tommy Ross, le seul garçon qui semble la comprendre et l’aimer, l’invite au bal de printemps de l’école. Une marque d’attention qu’elle n’aurait jamais espérée, et peut-être même le signe d’un renouveau…

Extrait :

– Elle-a-ses-ours !
Chris Hargensen la première lança la formule en scandant les syllabes. Les mots ricochèrent contre les murs carrelés, et se répercutèrent dans la longue pièce sonore. Sue Snell émit une sorte de ricanement nasal et ressentit un mélange de haine, de répulsion, d’exaspération et de pitié. Elle avait l’air tellement cloche, cette folle plantée là sans rien comprendre à ce qui se passait. Bon Dieu, c’était à croire que jamais…
– Elle-a-ses-ours !
Cela devenait une rengaine, une incantation. Une des filles, dans le fond de la salle (peut-être était-ce encore Hargensen, Sue n’aurait pu l’assurer dans ce tintamarre d’échos), hurlait « Mets-y un bouchon ! » avec une vulgarité agressive, sans retenue.
– Elle-a-ses-ours… ses ours… ses ours !
Carrie se tenait immobile, stupide au centre du cercle qui se formait autour d’elle, la peau ruisselante de perles d’eau. Elle restait là, sans réaction, comme un bœuf, se sachant l’objet de la risée générale (comme toujours), décontenancée mais sans surprise.

Mon avis : ♥♥♥♥

J’ai lu ce livre dans le cadre de la lecture choisi au Club de lecture Stephen King auquel je suis inscrite – si cela vous intéresse, direction Facebook vous le trouverez sous cette appellation ci-dessus 😉 Bien que ce livre ne soit pas mon préféré de l’auteur, j’ai été contente de découvrir par écrit cette histoire que j’adore à l’écran (et plus particulièrement l’ancienne version, à savoir celle de Brian De Palma en 1976), en revanche, j’ai eu du mal à détacher mon esprit du film… Qui du coup – maintenant je le sais – est très proche de l’œuvre, à l’exception de la fin que j’ai d’ailleurs préféré dans le livre. Je dois donc avouer que le film à un peu parasité mon imagination tout au long de ma lecture. M’enfin ceci n’étant pas très grave et somme toute assez logique passons maintenant au récit…
De prime abord, j’ai été un peu rebuté par l’absence de chapitre (oui, j’ai du mal avec ça car ils marquent des temps dans la lecture et je trouve cela très agréable) puis au final, je me suis aperçue que le texte est tout de même découpé grâce à des articles divers sur l’incident, sur la télékinésie etc… Mais n’en dévoilons pas trop ! Ils donnent du coup un rythme  assez intéressant au livre, il n’empêche que mon avis reste mitigé sur eux. Car même s’ils apportent du dynamisme ainsi qu’un certain réalisme au tout, ils n’en reste pas moins qu’ils m’ont plus d’une fois déstabilisé dans ma lecture. Je trouve qu’il rende le récit un peu fouillis comme un patchwork et on sent les différents styles de l’auteur qui se chevauchent dedans.
Excepté cela, j’ai passé un bon moment de lecture avec ce livre qui n’a pas pris une ride et qui décrit avec brio les difficultés de l’adolescence. Stephen King nous offre également ici une critique de la société américaine puritaine ainsi que l’exposé des ravages causés par la religion fanatique. Carrie nous laisse un sentiment de tristesse à travers sa tragédie et nous invite à l’empathie.
Les + : une histoire qui résume bien les horreurs que les adolescents sont capables de se faire et les différents points de vue des personnages qui donnent du relief au récit.
Les – : une construction de texte particulière entrecoupé d’articles, de compte-rendu etc qui donne un aspect pêle-mêle parfois dérangeant à la lecture.

« Cœurs perdus en Atlantide » de Stephen King

Coeurs perdus en Atlantide


Résumé :

1960 : Enfant triste et rêveur, entre un père disparu et une mère en proie à des soucis d’argent, Bobby fait la connaissance d’un étrange voisin, qui se dit traqué par de mystérieuses crapules en manteau jaune.
1966 : A l’université, Pete mène joyeuse vie entre la musique, la contestation et les parties de cartes, sur fond de guerre du Vietnam.
1983 : Willie, vétéran de la guerre, gagne sa vie en jouant les aveugles, une cécité qui est aussi une forme de provocation.
Des destins différents qui se croisent autour d’une femme, Carol. Tous l’ont aimée. Bobby la retrouvera. L’Atlantide ? C’est l’Amérique de leur jeunesse, au long de ces sixties devenues légendaires mais qui, nous rappelle l’auteur, ont bel et bien existé…
667 pages

Extrait :

« Où habitiez-vous avant de venir ici, Mr…Ted ?
– Dans un endroit qui n’avait rien d’agréable. Absolument rien. Et toi, depuis combien de temps habites-tu ici, Bobby ?
– Depuis aussi longtemps que je m’en souvienne. Depuis la mort de mon père, quand j’avais trois ans.
– Et tu connais tous ceux qui habitent dans la rue ? Ou du moins dans cette portion de la rue ? demanda Ted Brautigan avec un geste qui allait du carrefour à l’autre.
– Assez bien, oui.
– Autrement dit, tu reconnaîtrais un étranger. Quelqu’un de passage. Une tête qui ne t’est pas connue. »
Bobby sourit et acquiesça.
« Je crois que oui. »
Il attendit la suite, intéressé, mais apparemment Tel allait en rester là. Le vieil homme se leva lentement, avec précaution. Bobby entendit les petits craquements qui montaient de son dos, lorsque Ted y porta les mains et s’étira avec une grimace.
« Allez, dit-il. Il commence à faire froid. Rentrons… ta clef, ou la mienne ? »
Bobby sourit à nouveau. « Autant essayer la vôtre tout de suite, non ? »

Mon avis : ♥♥♥♥♥

Voilà un livre loin du style habituel – frisson/horreur – que l’on connaît bien chez Stephen King. Mise à part un soupçon de fantastique dans la 1ère partie, le reste est très terre à terre… Le livre comme montré plus ou moins dans le résumé est divisé en 2 nouvelles longues (que l’on peut même qualifier de romans) et 3 autres nouvelles, chacune ayant son propre style qu’il soit visuel ou littéraire. Le lien entre elles est une fille du nom de Carol dont chaque protagonistes est amoureux ou fût amoureux. De plus, les différentes nouvelles représentent une tranche de vie en évolution – enfant, jeune adulte, adulte – et les années de la même manière allant de 1960 à 1999.
La première partie est axée sur l’amitié qui naît entre Bobby, 11 ans, et Ted Brautigan, qui doit avoir une soixantaine d’années. Son âge n’est pas précisé (ou alors, je n’ai pas gardé l’info dans mon esprit) mais l’enfant le qualifie de vieux avec des cheveux blancs ! Cette partie marque également le premier amour de Bobby avec son amie Carol, un baiser volé et une aide précieuse ainsi qu’héroïque. C’est la partie que j’ai préféré dans ce livre surtout pour l’amitié entre Bobby et Ted. J’ai trouvé les personnages attachants et cette amitié pleine d’émotion et de douceur même s’il y a peu d’évènements. La rencontre en elle-même des deux personnages et l’affection qui en découle entre eux m’a passionnée ainsi qu’émue. On apprend à connaître Bobby, enfant réservé passionné de lecture, qui a perdu son père et vit avec une mère que je qualifierais de détestable. Ainsi que Ted, personnage énigmatique, qui à des pertes de conscience et qui demande à Bobby de surveiller ses arrières car des crapules attifé de manteau jaune le cherchent et lui veulent du mal. Ce texte est beau et humain mais parfois très dur, il est également rempli de référence littéraire pour notre plus grand bonheur. J’ai aussi beaucoup aimé la forme des chapitres contenant les évènements principaux qu’ils vont contenir – comme dans les anciens livres – pour exemple voici le premier chapitre « I. Un petit garçon et sa maman. L’anniversaire de Bobby. Le nouveau locataire. Du temps et des étrangers. » Ma lecture aurait pu s’arrêter ici, sur ces espèces de monstres en manteau jaunes, que cela ne m’aurais pas dérangé…
La 2eme partie nous présente Pete, jeune étudiant, qui baigne dans les prémisses hippies et fait la rencontre de Carol. Il y aura ici une dualité entre les partisans de la guerre du Vietnam et les pacifistes qui la dénonce. Je me suis beaucoup ennuyée dans cette nouvelle où un jeu de cartes : le chasse-cœurs est prédominant et même envahissant. Bon certes, c’est l’idée car ce jeu sera le fléau de l’université mais tout de même je n’en pouvais plus ! J’ai en revanche aimé en apprendre plus sur les années sixties car l’ambiance régnant à cette époque est bien mise en avant, avec nostalgie même. On ressent la mélancolie de King pour cette Atlantide perdue – Amérique d’avant ces années – et pour ce tournant dans l’histoire. Cela m’a parfois effrayé car tellement loin de notre société actuelle et parfois fait rêvé. Mais ça m’a permis de mieux comprendre l’effarement de mes grands-parents qui eux on connut l’avant et l’après 68 face à notre génération si loin de tout cela. Je pense toute fois que l’on ne peut pas dans cette lecture, nous « jeunes moineaux », saisir toute la profondeur et l’esprit que King a voulu communiquer sur ces années…
La 3eme partie est très courte et mise en chapitre sur une journée avec les heures pour titres. On suit un vétéran de la guerre du Vietnam qui se fait passer pour aveugle et se fait également passer pour 3 personnes différentes. Une nouvelle étrange dont je n’ai pas saisi la nécessité !
Le 4eme partie nous parle de Sully qui faisait partie de la bande enfantine Carol/Bobby (cf première partie) et qui a eu une relation amoureuse avec Carol pendant l’adolescence. King traite dans cette nouvelle essentiellement de la guerre et de ce qui s’est passé sur le champs de bataille, j’ai profondément détesté cette partie. Pleine de boucherie de guerre et de conséquences de celle-ci. Nécessaire vous me direz, oui peut-être ! Mais ce sont des récits que je trouve bien trop dur pour ma sensibilité.
La dernière partie finie la boucle, on retrouve Bobby adulte ainsi qu’une société qui nous est plus familière…
En résumé, je ne change pas trop de point de vue sur le fait que je préfère Stephen King dans son genre habituel. Les émotions étaient présentes dans la première partie certes, mais je trouve que les évènements peinent à s’enchaîner lorsqu’il n’est pas dans son domaine de prédilection. Je pense que mise à part la première partie, ce livre s’effacera vite de ma mémoire.
Les + : une époque bien mise en avant et une richesse historique, une idée original dans la première partie qui aurait pu faire l’objet d’un développement plus conséquent dans un roman lui étant consacrée.
Les – : peu d’évènements et beaucoup de répétition, on s’ennuie vite. Un texte parfois très dur.

En vidéo :


Livre lu dans le cadre du challenge Mystère 2016 initié par Frogzine

9118484


Ce livre entre également dans le Challenge 1 pavé par mois organisé par « Des livres, des livres »

challenge-un-pave-par-mois