C’est Lundi, Que Lisez-vous ? #42

c'est lundi que lisez vous 2

De retour pour un nouveau « C’est Lundi » initié par Mallou et repris par Galleane. Un petit rappel du principe avant toute chose :
Il vous suffit chaque lundi de répondre à ces trois questions :
  • Qu’ai-je lu la semaine passée?
  • Que vais-je lire ensuite?
  • Que suis-je en train de lire en ce moment?
Ensuite, RDV sur le blog de Galleane pour y laisser le lien vers votre article :)
Cette semaine, j’ai fini une LC faite avec Nath du blog « Mes Lectures du Dimanche » …
« The girls » d’Emma Cline

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Une lecture bien agréable qui nous plonge dans la noirceur et l’isolement de l’adolescence. Une analyse poignante et une plume divine, mais je n’en dévoile pas plus ! Il faudra attendre notre chronique pour en savoir davantage sur cette lecture 🙂
Suite à ce voyage au cœur de l’adolescence, je me suis plongée dans un autre dilemme adolescent…
« Kafka sur le rivage » d’Haruki Murakami

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Un ado, Kafka, quitte le domicile familial pour échapper à une sombre prophétie. De l’autre côté de l’archipel, un vieil homme décide de partir lui aussi. Leur chemin vont se croiser… Je n’en suis qu’au début, pour le moment, mais je suis déjà envoutée par la poésie et le mystère qui émanent du texte !
Ensuite, je lirai… Bonne question… Je ne sais pas trop encore ! J’hésite !
« Le livre des Baltimore » de Joël Dicker, « Le Cercle » de Bernard Minier ou « Revival » de Stephen King
Affaire à suivre donc 😉
Et vous, que lisez-vous ?
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« La vérité sur l’Affaire Harry Quebert » de Joël Dicker

Harry Quebert


Résumé :

Marcus Goldman, célèbre écrivain grâce à son premier et unique roman, se trouve en pleine crise de la feuille blanche. Subissant quotidiennement la pression de son éditeur et de son agent qui lui réclame un livre dans les plus bref délais, il désespère et recontacte son ancien professeur – et ami – Harry Quebert pour lui réclamer son aide. Celui-ci accueille cet appel par l’humour et lui propose de venir se mettre la tête au repos dans sa maison du New Hampshire. Lui disant qu’il serait plus au calme qu’à New York pour l’écriture de son nouveau roman. Il accepte cette proposition avec joie et se rend donc à Aurora. C’est ici que l’histoire commence. Dans un premier temps par une découverte inattendue sur une relation qui aurait eu lieu 30 ans plus tôt entre Harry et une mineure du nom de Nola qui de surcroit a disparut comme par enchantement, puis ensuite par l’incarcération de ce dernier pour le meurtre de cette jeune fille. Poussé par le désir de blanchir son ami qu’il pense innocent, il se lance alors dans une enquête qui se révèlera bien plus compliquée qu’il ne le pensait au début.
855 pages

Extrait :

Qui est donc cette Nola ? Le coeur battant, je me mis à parcourir les coupures de journaux : les artciles mentionnaient tous la disparition énigmatique d’une certaine Nola Kellergan, un soir d’août 1975 ; et la Nola des photos de journaux correspondait à la Nola des photos de Harry. C’est à ce moment que Harry entra dans le bureau, avec, dans les mains, un plateau chargé de tasses de café et d’une assiette de biscuits qu’il lâcha lorsque, ayant poussé la porte du pied, il me trouva accroupi sur son tapis, le contenu de sa boîte secrète éparpillée devant moi.
– Mais…qu’est-ce que vous faites ? s’écria-t-il.
Vous…vous fouillez, Marcus ? Je vous invite chez moi et vous fouillez dans mes affaires ? mais quel genre d’ami êtes-vous ?
Je bredouillai de mauvaises explications :
– Je suis tombé dessus, Harry. J’ai trouvé cette boîte par hasard. Je n’aurais pas dû l’ouvrir… Je suis désolé.
– Vous n’auriez effectivement pas dû ! De quel droit ! De quel droit, bon sang ?
Il m’arracha les photos des mains, ramassa les articles à la hâte et remit le tout pêle-mêle dans la boîte qu’il emporta avec lui jusque dans sa chambre où il s’enferma. Je ne l’avais jamais vu comme ça, je ne pouvais pas dire s’il s’agissait de panique ou de rage. A travers la porte, je me confondis en excuses, lui expliquant que je n’avais pas voulu le blesser, que j’étais tombé sur la boîte par hasard, mais rien n’y fit. Il ne sortit de sa chambre que deux heures plus tard et descendit directement au salon pour s’enfiler quelques whiskys. Lorsqu’il me sembla un peu calmé, je vins le trouver.
– Harry… qui est cette fille ? demandai-je doucement.

Mon avis : ♥♥♥♥♥

Je vais annoncer la couleur de suite, c’est l’un des livres les plus intelligemment mené que j’ai jamais lu. Pour notre plus grand bonheur. Sur base de roman policier, l’auteur s’amuse à nous mené par le bout du nez tout au long de ses pages mais il a apporté également d’autres dimensions à ce livre : car au-delà de l’enquête c’est également un roman d’amour, d’amitié ainsi qu’une sacré critique de l’environnement et du métier d’écrivain. Et l’on assiste aussi à autre chose de nouveau et de savamment mis en scène, c’est un livre qui traite de l’écriture d’un livre s’appuyant sur un autre livre… ^^ Incroyable ! Une triple dimension s’ouvre ainsi que plusieurs histoires dont on veut savoir la suite. C’est comme cela que l’on avale – tels des pantins accros – ce livre de 850 pages sans avoir envie de reprendre son souffle à un seul moment !
En bref, l’auteur nous en fait voir de toutes les couleurs, sautant allégrement d’un personnage à l’autre – comme le ferait un réalisateur lors de ces changements de plans cinématographiques – et on se délecte des différents points de vues mis en avant pour nous faire avancer dans l’enquête. Personnages qui d’ailleurs sont décrits avec une telle précision (physiques ou mentales avec toujours des anecdotes pour chacun) que l’on a une impression de les connaître, de partager leur quotidien. Il les rend presque réel et palpable, au point que l’on se demande si il n’y a pas une Nola K. disparu en 1975, un Harry Q. grand écrivain tombé fou amoureux de cette gamine et un Marcus G. tentant désespéramment de sauver son ami et de rétablir la vérité. Cette histoire ressemble à un fait divers comme il en arrive malheureusement trop souvent et tout les ingrédients sont présents pour nous faire croire en sa véracité. Je suis vraiment tombée sous le charme de chacun d’eux et je suis encore triste de les avoir quittés.
De plus, chaque chapitre est agrémenté d’un conseil de Harry à Marcus sur l’écriture d’un livre. Des petits textes plein de vie et de remise en question, il traite parfois simplement de la consistance que doit avoir le chapitre en question et d’autres fois, ils sont plus poussés, plus philosophique. Je les ai beaucoup aimé ainsi que chaque fin de chapitre qui résonne comme un coup de poing pour happer le lecteur à poursuivre frénétiquement sa lecture.
Pour conclure, je reprendrais cette phrase dite par le maître – Harry – à son élève pendant le roman : « Un bon livre, Marcus, est un livre qu’on regrette d’avoir terminé. » Marcus l’a compris dans son livre, et Joël Dicker l’a non seulement annoncé mais a aussi rempli son pari avec brio. Tel que « Qui ose, gagne » souvent repris dans ce livre, cet écrivain à osé avec un certain culot et même un culot certain et il a plus que gagné : il a réussi.

coup de coeur


Livre lu dans le cadre du Challenge 1 pavé par mois organisé par « Des livres, des livres »

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Merci à Bianca pour ce challenge !