« Daniel Keyes » à l’honneur #5 – Juillet

Hello mes croq’mots !

C’est l’heure d’un nouvel « auteur à l’honneur » pour ce mois de Juillet ! Avec un soupçon de retard, mais comme j’arrête pas de le dire en ce moment, je pense que vous aurez compris que je cours après le temps depuis trois semaines ! Mais passons… Pour commencer un petit rappel du principe :
L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !
De plus, je profite de cet article pour mettre en avant la chronique de Madame Lit, vous y trouverez de magnifiques articles mensuels sur des auteurs qu’elle aime et ce depuis Janvier 2017. N’hésitez pas et cliquez ici pour un accès direct à cette catégorie.

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J’ai décidé de consacrer mon article à Daniel Keyes qui, à mon grand dam, n’a écrit que 3 livres, du moins traduits en français. Je dévie donc un peu de la présentation habituelle où l’on doit mettre en avant 3 romans de l’auteur recommandés sur toute sa bibliographie. Je n’en présenterai que deux, que j’ai lu et chroniqué sur mon blog. Mais le coup de cœur pour cet auteur est tellement fort que je ne peux pas ne pas le mettre sous la lumière de cette chronique mensuelle 🙂
Daniel Keyes est né le 9 aout 1927 à New York et malheureusement décédé des suites d’une pneumonie à l’âge de 86 ans en juin 2014. Auteur tardif, il s’est d’abord engagé à 17 ans dans la marine marchande puis à repris ses études et décroché un diplôme en psychologie. Il devient professeur et se lance en parallèle dans l’écriture. C’est en 1966 que son premier roman paraît : Des fleurs pour Algernon, un succès fulgurant qui deviendra un classique. Enfin, en psychologue passionné, il s’intéresse à Billy Milligan, l’homme aux 24 personnalités, qui lui demande d’écrire sa vie. Un « thriller » en deux volumes relatera leurs nombreux entretiens de façon à mettre en lumière la vie et les diverses personnalités de Billy. Interdit aux États-Unis à cause du portrait au vitriol qu’il fait de la justice américaine, il connaîtra en revanche un succès incroyable dans le reste du monde !
Voici les deux œuvres de l’auteur que j’ai lu – le troisième et dernier de sa main, à savoir la suite du premier volume de Billy, est dans ma PAL et m’attends patiemment ! – et que je vous recommande chaudement :

 

  • « Des fleurs pour Algernon » est donc le premier roman de l’auteur. Un livre bouleversant mettant en scène un jeune homme retardé mental, Charly, qui n’a de cesse de vouloir devenir intelligent. Un souhait sur lequel un groupe de scientifiques va sauter pour tenter une expérience jusqu’alors réalisée seulement sur des souris. On suit donc l’avancée cognitive de Charly à travers ses comptes rendus, le livre étant écrit à la manière d’un journal intime. Cette écriture nous plonge dans l’esprit et le cœur du jeune homme en nous procurant un attachement rare pour lui et nous permet également de suivre son avancée d’un point de vue grammatical. Ce saut dans sa tête nous donne des claques perpétuelles car non seulement son intelligence s’accroit puissamment mais il découvre aussi la moquerie, l’ironie, le monde parfois trop cruel dont les subtilités lui échappaient avant. Ce livre est un chef-d’œuvre d’analyse du monde, de l’homme et une vraie critique de la science. A lire absolument !
  • « Les milles et une vies de Billy Milligan » est un autre bijou de psychologie. On troque le retard mental pour le TDI (Trouble Dissociatif de l’Identité) et la science-fiction pour le réel ! Suite à quelques entretiens, William Stanley Milligan ou Billy demande à l’auteur d’écrire toute son histoire. Au début dubitatif, il finit par accepter et nous livre dans une première partie l’arrestation et le procès de Billy, puis dans une seconde, il retrace la vie de l’homme depuis son enfance afin de nous expliquer chaque apparition des différentes personnalités. Un livre captivant et retournant duquel émane une solitude insupportable et une incompréhension d’une maladie non reconnue et non traitée à cette époque ! Un petit NB est nécessaire pour ce roman catégorisé comme thriller, ne vous y trompez pas, le livre n’est pas fictionnel ! L’auteur a simplement décidé pour certaines actions de Billy de « romancer » un peu afin qu’il ne soit pas inquiété pour d’autres crimes que ceux pour lesquels il avait déjà été jugé… De mon côté, j’ai été ému par Billy, mais je vous laisse voir et ressentir par vous même avec la lecture de cet ouvrage 🙂
J’ai mis les liens vers mes chroniques pour ceux qui veulent en savoir plus sur le livre !
Voilà pour mon « auteur à l’honneur » du mois de Juillet, auquel je souhaite par la même occasion rendre hommage. En espérant vous avoir donné envie de vous lancer ou au moins avoir titillé votre curiosité ! J’attends avec impatience vos participations, ainsi que vos retours 🙂

Blogs participants et leur chronique :

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20 réflexions sur “« Daniel Keyes » à l’honneur #5 – Juillet

  1. J’aime bien ton principe des auteurs à l’honneur !
    J’ai lu des Fleurs pour Algernon que j’ai trouvé génial et émouvant. Un très bon livre de SF à offrir à ceux qui pensent ne pas aimer le genre, je pense ! 😉
    Je suis assez intéressée par l’homme aux mille vies, même si d’après ce que j’ai lu de sources plutôt sérieuses il paraît que le TDI est souvent confondu avec les personnalités multiples, qui elles sont paradoxalement beaucoup plus médiatisées (parce qu’en vrai le TDI n’est pas forcément très « vendeur » dans 95% des cas cliniques), alors qu’elles sont extrêmement rares (voire remises en question par les psychiatres tellement les cas ont été peu nombreux et les études forcément peu fiables.) Cependant, même si c’est très rare, j’adore l’idée de la personnalité multiple. 🙂

    Aimé par 2 people

    • Merci beaucoup 😀 Pourquoi ne nous rejoins-tu pas ?!
      Je suis complètement d’accord avec toi, à offrir sans modération 🙂
      Si le TDI t’intéresse, je te le recommande chaudement 🙂 L’auteur restant à distance, il laisse la place à notre propre réflexion sur la véracité du trouble ! En revanche, tu ne voulais pas dire plutôt que la schizophrénie est souvent confondue avec le TDI ?
      Car le TDI est le trouble de la personnalité multiple ! Il a simplement changé de nom dans le temps et s’est figé sur le nom « TDI » dans le DSM-IV…

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      • Je ne suis pas une très grande spécialiste non plus mais en me documentant sur la schizophrénie il y a quelques années (il y en a dans ma famille) j’étais effectivement tombée sur les personnalité multiples, puis un article dans un journal scientifique qui disait que oui, mais hein quand même dans les films OK, mais la science n’a recensé que 10 cas à tout casser, et encore c’est même pas sûr que certaines personnes n’étaient pas juste des très bons simulateurs car ça remonte à trop loin pour qu’on ai pu faire des examens poussés – et que tout ça n’était même pas toujours lié à des personnes reconnues schizophrènes.

        Ensuite la dissociation j’en avais entendu parler je ne sais plus comment mais de façon très vague, et c’est au cours d’une discussion récente avec mon copain, étudiant en psychiatrie, que j’ai appris que la « dissociation » c’était bien, si j’ai bien compris, la perte de repères avec la réalité, de manière épisodique ou pas (donc peut être associée en tant que symptôme avec la schizophrénie, mais existe surtout « toute seule »de manière plus générale, d’où les TDI du DSM j’imagine), et non forcément une scission en une autre « personnalité » qui est quand même une autre construction / dérivation mentale plus complexe. En fait, toujours si j’ai bien compris, la dissociation pourrait mener à un genre de « deuxième personnalité », mais pas forcément aussi poussée, aussi construite ce qu’on nous vend régulièrement dans les fictions, et rarement plus d’une seule, et ça n’existe pas chez toutes les personnes qui ont un TDI. Oui, je me suis peut-être un peu embrouillée. ^^ ça m’intéresse mais c’est assez complexe, du coup même si j’adore démêler le vrai du faux parfois ça se mélange un peu dans ma tête ! 😀

        Vous rejoindre m’intéresserait sur le concept, et en fait j’avais commencé une ou deux fiches auteurs, mais je manque un peu de temps rien que pour écrire mes chroniques en ce moment, donc ça va être compliqué. 🙂

        Aimé par 1 personne

      • Je te rejoins complètement sur la dissociation en tant que perte de repère avec la réalité, qui peut être lié aussi en tant que symptôme à une autre maladie ! Et le TDI est, effectivement, un des 5 répertoriés…. Maintenant, la véracité des cas est une autre histoire : Dieu seul le sait ! 🙂

        Dommage ça aurait été chouette, en tout ça si à un moment l’envie t’en dit et que tu as plus de temps, n’hésites pas 😜

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  2. Pingback: Focus sur….#1 Susan Fletcher – Les livres de Rose

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