« Cœurs perdus en Atlantide » de Stephen King

Coeurs perdus en Atlantide


Résumé :

1960 : Enfant triste et rêveur, entre un père disparu et une mère en proie à des soucis d’argent, Bobby fait la connaissance d’un étrange voisin, qui se dit traqué par de mystérieuses crapules en manteau jaune.
1966 : A l’université, Pete mène joyeuse vie entre la musique, la contestation et les parties de cartes, sur fond de guerre du Vietnam.
1983 : Willie, vétéran de la guerre, gagne sa vie en jouant les aveugles, une cécité qui est aussi une forme de provocation.
Des destins différents qui se croisent autour d’une femme, Carol. Tous l’ont aimée. Bobby la retrouvera. L’Atlantide ? C’est l’Amérique de leur jeunesse, au long de ces sixties devenues légendaires mais qui, nous rappelle l’auteur, ont bel et bien existé…
667 pages

Extrait :

« Où habitiez-vous avant de venir ici, Mr…Ted ?
– Dans un endroit qui n’avait rien d’agréable. Absolument rien. Et toi, depuis combien de temps habites-tu ici, Bobby ?
– Depuis aussi longtemps que je m’en souvienne. Depuis la mort de mon père, quand j’avais trois ans.
– Et tu connais tous ceux qui habitent dans la rue ? Ou du moins dans cette portion de la rue ? demanda Ted Brautigan avec un geste qui allait du carrefour à l’autre.
– Assez bien, oui.
– Autrement dit, tu reconnaîtrais un étranger. Quelqu’un de passage. Une tête qui ne t’est pas connue. »
Bobby sourit et acquiesça.
« Je crois que oui. »
Il attendit la suite, intéressé, mais apparemment Tel allait en rester là. Le vieil homme se leva lentement, avec précaution. Bobby entendit les petits craquements qui montaient de son dos, lorsque Ted y porta les mains et s’étira avec une grimace.
« Allez, dit-il. Il commence à faire froid. Rentrons… ta clef, ou la mienne ? »
Bobby sourit à nouveau. « Autant essayer la vôtre tout de suite, non ? »

Mon avis : ♥♥♥♥♥

Voilà un livre loin du style habituel – frisson/horreur – que l’on connaît bien chez Stephen King. Mise à part un soupçon de fantastique dans la 1ère partie, le reste est très terre à terre… Le livre comme montré plus ou moins dans le résumé est divisé en 2 nouvelles longues (que l’on peut même qualifier de romans) et 3 autres nouvelles, chacune ayant son propre style qu’il soit visuel ou littéraire. Le lien entre elles est une fille du nom de Carol dont chaque protagonistes est amoureux ou fût amoureux. De plus, les différentes nouvelles représentent une tranche de vie en évolution – enfant, jeune adulte, adulte – et les années de la même manière allant de 1960 à 1999.
La première partie est axée sur l’amitié qui naît entre Bobby, 11 ans, et Ted Brautigan, qui doit avoir une soixantaine d’années. Son âge n’est pas précisé (ou alors, je n’ai pas gardé l’info dans mon esprit) mais l’enfant le qualifie de vieux avec des cheveux blancs ! Cette partie marque également le premier amour de Bobby avec son amie Carol, un baiser volé et une aide précieuse ainsi qu’héroïque. C’est la partie que j’ai préféré dans ce livre surtout pour l’amitié entre Bobby et Ted. J’ai trouvé les personnages attachants et cette amitié pleine d’émotion et de douceur même s’il y a peu d’évènements. La rencontre en elle-même des deux personnages et l’affection qui en découle entre eux m’a passionnée ainsi qu’émue. On apprend à connaître Bobby, enfant réservé passionné de lecture, qui a perdu son père et vit avec une mère que je qualifierais de détestable. Ainsi que Ted, personnage énigmatique, qui à des pertes de conscience et qui demande à Bobby de surveiller ses arrières car des crapules attifé de manteau jaune le cherchent et lui veulent du mal. Ce texte est beau et humain mais parfois très dur, il est également rempli de référence littéraire pour notre plus grand bonheur. J’ai aussi beaucoup aimé la forme des chapitres contenant les évènements principaux qu’ils vont contenir – comme dans les anciens livres – pour exemple voici le premier chapitre « I. Un petit garçon et sa maman. L’anniversaire de Bobby. Le nouveau locataire. Du temps et des étrangers. » Ma lecture aurait pu s’arrêter ici, sur ces espèces de monstres en manteau jaunes, que cela ne m’aurais pas dérangé…
La 2eme partie nous présente Pete, jeune étudiant, qui baigne dans les prémisses hippies et fait la rencontre de Carol. Il y aura ici une dualité entre les partisans de la guerre du Vietnam et les pacifistes qui la dénonce. Je me suis beaucoup ennuyée dans cette nouvelle où un jeu de cartes : le chasse-cœurs est prédominant et même envahissant. Bon certes, c’est l’idée car ce jeu sera le fléau de l’université mais tout de même je n’en pouvais plus ! J’ai en revanche aimé en apprendre plus sur les années sixties car l’ambiance régnant à cette époque est bien mise en avant, avec nostalgie même. On ressent la mélancolie de King pour cette Atlantide perdue – Amérique d’avant ces années – et pour ce tournant dans l’histoire. Cela m’a parfois effrayé car tellement loin de notre société actuelle et parfois fait rêvé. Mais ça m’a permis de mieux comprendre l’effarement de mes grands-parents qui eux on connut l’avant et l’après 68 face à notre génération si loin de tout cela. Je pense toute fois que l’on ne peut pas dans cette lecture, nous « jeunes moineaux », saisir toute la profondeur et l’esprit que King a voulu communiquer sur ces années…
La 3eme partie est très courte et mise en chapitre sur une journée avec les heures pour titres. On suit un vétéran de la guerre du Vietnam qui se fait passer pour aveugle et se fait également passer pour 3 personnes différentes. Une nouvelle étrange dont je n’ai pas saisi la nécessité !
Le 4eme partie nous parle de Sully qui faisait partie de la bande enfantine Carol/Bobby (cf première partie) et qui a eu une relation amoureuse avec Carol pendant l’adolescence. King traite dans cette nouvelle essentiellement de la guerre et de ce qui s’est passé sur le champs de bataille, j’ai profondément détesté cette partie. Pleine de boucherie de guerre et de conséquences de celle-ci. Nécessaire vous me direz, oui peut-être ! Mais ce sont des récits que je trouve bien trop dur pour ma sensibilité.
La dernière partie finie la boucle, on retrouve Bobby adulte ainsi qu’une société qui nous est plus familière…
En résumé, je ne change pas trop de point de vue sur le fait que je préfère Stephen King dans son genre habituel. Les émotions étaient présentes dans la première partie certes, mais je trouve que les évènements peinent à s’enchaîner lorsqu’il n’est pas dans son domaine de prédilection. Je pense que mise à part la première partie, ce livre s’effacera vite de ma mémoire.
Les + : une époque bien mise en avant et une richesse historique, une idée original dans la première partie qui aurait pu faire l’objet d’un développement plus conséquent dans un roman lui étant consacrée.
Les – : peu d’évènements et beaucoup de répétition, on s’ennuie vite. Un texte parfois très dur.

En vidéo :


Livre lu dans le cadre du challenge Mystère 2016 initié par Frogzine

9118484


Ce livre entre également dans le Challenge 1 pavé par mois organisé par « Des livres, des livres »

challenge-un-pave-par-mois

 

 

C’est Lundi, Que Lisez-vous ? #17

c'est lundi que lisez vous 2

Comme chaque Lundi, voici notre RDV initié par Mallou et repris par Galleane. Le principe est simple et agréable :
Chaque lundi il vous suffit de répondre à ces trois questions :
  • Qu’ai-je lu la semaine passée?
  • Que vais-je lire ensuite?
  • Que suis-je en train de lire en ce moment?
Ensuite, RDV sur le blog de Galleane pour y laisser le lien vers votre article 🙂
La semaine passée, j’ai découvert au travers d’une contre-histoire de Sade un philosophe contemporain pour le moins controversé…
« La passion de la méchanceté : Sur un prétendu divin marquis » de Michel Onfray
c_la-passion-de-la-mechancete_3484
Je reste mitigée sur mon avis d’Onfray à la suite de cette lecture car j’en ai apprécié le fond – les idées avancées me semblent justes même si tout le monde en prend pour son grade et pas les plus petits de nos figures littéraires – mais la forme laisse à désirer selon moi – le côté provoc soit, mais l’agressivité et le « j’ai raison sur toute la ligne » m’a gêné. Du coup, je pense réitérée l’expérience avec un autre ouvrage tout de même afin de voir où cela me mène 🙂 Si la chronique vous intéresse, cliquez ICI.
Suite à cette lecture, je me suis plongé et y suis encore dans mon Challenge Mystère 2016 avec un auteur qui j’affectionne beaucoup :
« Cœurs perdus en Atlantide » de Stephen King

coeurs

Alors, j’adore King ce n’est pas une nouveauté, en revanche je l’ai toujours préféré sur son registre frisson/horreur que sur autre chose. J’avais d’ailleurs été déçue par « La ligne verte » en livre du moins – car j’adore le film – ici, j’ai carrément avalé la première partie ou premier « roman » (le livre est composé de 2 « romans » et 3 nouvelles qui ont toutes le personnage de Carol en commun)… Par contre, je suis actuellement dans le milieu du deuxième et je rame ! Je trouve que c’est long et qu’en plus il ne se passe pas grand chose. Mais, je ne perd pas espoir car paraît-il ce livre est l’un des meilleurs et je me dis que le lien avec cette fille doit inévitablement aboutir à quelque chose ! Je l’espère 🙂
Ensuite, je vais lire mon premier livre de George R. R. Martin, oui je sais incroyable mais vrai. Je ne me suis jamais lancé et on m’a conseillé d commencer par celui-ci alors…
« Riverdream » de George R. R. Martin

riverdream

Et vous, que lisez-vous ?

« La passion de la méchanceté : Sur un prétendu divin marquis » de Michel Onfray

Passion de la Méchanceté


Résumé :

Pourquoi Sade qui fut, au dire même de ses hagiographes, coupable de séquestrations, de viols en réunion, de menaces de mort, de traitements inhumains et dégradants, de tortures, de tentatives d’empoisonnement, fut-il porté aux nues par l’intelligentsia française pendant tout le XXe siècle ? De Breton à Bataille, de Barthes à Lacan, de Deleuze à Sollers, tous ont vu en lui un philosophe visionnaire, défenseur des libertés, un féministe victime de tous les régimes ? Fidèle à sa méthode, Michel Onfray croise la vie, l’œuvre et la correspondance de Sade. Romancier, il n’y aurait rien à redire à ses fonctions ; mais Sade se réclame de la philosophie matérialiste, mais il laisse une place possible à la liberté, puis fait le choix du mal. Dès lors, cet homme triomphe moins en libérateur du genre humain qu’en dernier féodal royaliste, misogyne, phallocrate, violent.

Extrait :

Tout le monde connaît les frasques d’Ilse Koch, mais peu savent son nom : les abat-jour en peau humaine dans les camps de concentration nazis, c’est elle – entre autres gestes maléfiques… La vie de cette femme racontée simplement, sans fioritures lyriques, mais avec la précision d’un anatomiste, donnerait un roman du marquis de Sade.
Le tenants de la religion sadienne pousseront des cris : la littérature n’est pas le réel, la passion pour la méchanceté sur le papier dispenserait même le passage à l’acte ! Sade ne fut pas sadique ni sadien, tout juste un grand écrivain fantasmant ce qu’il n’a pas fait ! Vulgate freudienne…

Mon avis : ♥♥♥♥♥

Je suis assez mitigée sur cette première lecture de Onfray, j’aurais peut-être dû opter pour une œuvre plus conséquente comme introduction à cette découverte, car ici je n’arrive pas à me placer sur le fait que j’accroche ou non. J’ai longuement entendu parlé de ce philosophe qui ose défier et s’attaquer aux mythes littéraires, philosophiques, psychologiques ou autres grandes figures qui ont marquées le monde et je dois avouer que ce livre entrant directement dans cette catégorie me laisse perplexe…
Pour être plus précise je suis d’accord sur le fond de cette contre-histoire ravageant l’image révolutionnaire et féministe de Sade. A savoir la démonstration du marquis tel que ses écrits le montrent : un Sade délinquant sexuel, qui privilégie son plaisir au détriment du consentement d’autrui s’appuyant sur un soit disant appétit sexuel inné devant s’exprimer dans le libertinage macabre, mais surtout partisan de SA liberté par asservissement d’autrui – un Sade révolutionnaire par opportunisme de peur de se voir guillotiner en place public – ou encore un Sade tortionnaire d’enfants et de femmes. Un Sade sadique, appelons un chat, un chat ! « Apôtre des assassins » pour reprendre le texte. Je n’ai effectivement jamais réussi à poursuivre une lecture écrite de sa main pour cause de son caractère malsain et de ses délires sexuels excessifs.
En revanche, bien que j’ai apprécié  l’écriture fluide et accessible pour tous d’Onfray, j’ai été moins emballé par la forme de cette remise en question. Je le trouve bien virulent et agressif dans son ton, ce qui lui donne un air fanfaron qui me déplaît un peu et qui vulgarise, selon moi, sa démonstration. La mise en forme par chapitre, tel une dissertation universitaire m’a également moyennement plu, je l’ai trouvé un peu scolaire et du coup paradoxale avec son contenu si vivant « d’envie d’être entendu ». Disons que j’ai eu l’impression de suivre le discours d’une personne – qui s’écoute un peu parler, mais là n’est pas la question – s’emballant pour un sujet qu’il maitrise à un diner entre amis (cf. le ton un peu agressif et persuasif) mais qui tiendrait ce discours en commençant ses phrases par : « Petit 1 : Sade est un délinquant sexuel, voilà pourquoi… », « Petit 2 : Sade n’est pas un révolutionnaire, je vais vous annoncer pourquoi… » Plutôt incongru et inimaginable comme approche !
Ce livre reste tout de même très intéressant et j’aime le coup de pied que Michel Onfray met dans la fourmilière dès le début, en comparant Sade à Ilse Koch : femme du premier commandant du camp de concentration de Buchenwald, également rebaptisée la chienne de Buchenwald pour toutes les horreurs dont elle est l’auteur. Ainsi que le culot monumental dont il fait preuve dans sa remise en question de Guillaume Apollinaire, responsable du mythe Sade. En bref, chacun en prend pour son grade et il nous permet de remettre notre vision des choses en question et surtout il nous pousse à l’esprit critique. Rien que pour cela, je retenterais l’expérience 🙂
Les + : une approche à la portée de tous ceux qui ont envie de se lancer dans la philosophie et une envie de replacer les choses à leurs places ainsi qu’une invitation à avoir un esprit critique.
Les – : un ton un tantinet agressif qui donne une allure de coup de gueule à un texte pourtant fort intéressant  et un manque parfois de référencement pour les phrases qu’il cite…

Si l’envie vous en dit, une petite vidéo parlant du livre mais pas que…

« La vérité sur l’Affaire Harry Quebert » de Joël Dicker

Harry Quebert


Résumé :

Marcus Goldman, célèbre écrivain grâce à son premier et unique roman, se trouve en pleine crise de la feuille blanche. Subissant quotidiennement la pression de son éditeur et de son agent qui lui réclame un livre dans les plus bref délais, il désespère et recontacte son ancien professeur – et ami – Harry Quebert pour lui réclamer son aide. Celui-ci accueille cet appel par l’humour et lui propose de venir se mettre la tête au repos dans sa maison du New Hampshire. Lui disant qu’il serait plus au calme qu’à New York pour l’écriture de son nouveau roman. Il accepte cette proposition avec joie et se rend donc à Aurora. C’est ici que l’histoire commence. Dans un premier temps par une découverte inattendue sur une relation qui aurait eu lieu 30 ans plus tôt entre Harry et une mineure du nom de Nola qui de surcroit a disparut comme par enchantement, puis ensuite par l’incarcération de ce dernier pour le meurtre de cette jeune fille. Poussé par le désir de blanchir son ami qu’il pense innocent, il se lance alors dans une enquête qui se révèlera bien plus compliquée qu’il ne le pensait au début.
855 pages

Extrait :

Qui est donc cette Nola ? Le coeur battant, je me mis à parcourir les coupures de journaux : les artciles mentionnaient tous la disparition énigmatique d’une certaine Nola Kellergan, un soir d’août 1975 ; et la Nola des photos de journaux correspondait à la Nola des photos de Harry. C’est à ce moment que Harry entra dans le bureau, avec, dans les mains, un plateau chargé de tasses de café et d’une assiette de biscuits qu’il lâcha lorsque, ayant poussé la porte du pied, il me trouva accroupi sur son tapis, le contenu de sa boîte secrète éparpillée devant moi.
– Mais…qu’est-ce que vous faites ? s’écria-t-il.
Vous…vous fouillez, Marcus ? Je vous invite chez moi et vous fouillez dans mes affaires ? mais quel genre d’ami êtes-vous ?
Je bredouillai de mauvaises explications :
– Je suis tombé dessus, Harry. J’ai trouvé cette boîte par hasard. Je n’aurais pas dû l’ouvrir… Je suis désolé.
– Vous n’auriez effectivement pas dû ! De quel droit ! De quel droit, bon sang ?
Il m’arracha les photos des mains, ramassa les articles à la hâte et remit le tout pêle-mêle dans la boîte qu’il emporta avec lui jusque dans sa chambre où il s’enferma. Je ne l’avais jamais vu comme ça, je ne pouvais pas dire s’il s’agissait de panique ou de rage. A travers la porte, je me confondis en excuses, lui expliquant que je n’avais pas voulu le blesser, que j’étais tombé sur la boîte par hasard, mais rien n’y fit. Il ne sortit de sa chambre que deux heures plus tard et descendit directement au salon pour s’enfiler quelques whiskys. Lorsqu’il me sembla un peu calmé, je vins le trouver.
– Harry… qui est cette fille ? demandai-je doucement.

Mon avis : ♥♥♥♥♥

Je vais annoncer la couleur de suite, c’est l’un des livres les plus intelligemment mené que j’ai jamais lu. Pour notre plus grand bonheur. Sur base de roman policier, l’auteur s’amuse à nous mené par le bout du nez tout au long de ses pages mais il a apporté également d’autres dimensions à ce livre : car au-delà de l’enquête c’est également un roman d’amour, d’amitié ainsi qu’une sacré critique de l’environnement et du métier d’écrivain. Et l’on assiste aussi à autre chose de nouveau et de savamment mis en scène, c’est un livre qui traite de l’écriture d’un livre s’appuyant sur un autre livre… ^^ Incroyable ! Une triple dimension s’ouvre ainsi que plusieurs histoires dont on veut savoir la suite. C’est comme cela que l’on avale – tels des pantins accros – ce livre de 850 pages sans avoir envie de reprendre son souffle à un seul moment !
En bref, l’auteur nous en fait voir de toutes les couleurs, sautant allégrement d’un personnage à l’autre – comme le ferait un réalisateur lors de ces changements de plans cinématographiques – et on se délecte des différents points de vues mis en avant pour nous faire avancer dans l’enquête. Personnages qui d’ailleurs sont décrits avec une telle précision (physiques ou mentales avec toujours des anecdotes pour chacun) que l’on a une impression de les connaître, de partager leur quotidien. Il les rend presque réel et palpable, au point que l’on se demande si il n’y a pas une Nola K. disparu en 1975, un Harry Q. grand écrivain tombé fou amoureux de cette gamine et un Marcus G. tentant désespéramment de sauver son ami et de rétablir la vérité. Cette histoire ressemble à un fait divers comme il en arrive malheureusement trop souvent et tout les ingrédients sont présents pour nous faire croire en sa véracité. Je suis vraiment tombée sous le charme de chacun d’eux et je suis encore triste de les avoir quittés.
De plus, chaque chapitre est agrémenté d’un conseil de Harry à Marcus sur l’écriture d’un livre. Des petits textes plein de vie et de remise en question, il traite parfois simplement de la consistance que doit avoir le chapitre en question et d’autres fois, ils sont plus poussés, plus philosophique. Je les ai beaucoup aimé ainsi que chaque fin de chapitre qui résonne comme un coup de poing pour happer le lecteur à poursuivre frénétiquement sa lecture.
Pour conclure, je reprendrais cette phrase dite par le maître – Harry – à son élève pendant le roman : « Un bon livre, Marcus, est un livre qu’on regrette d’avoir terminé. » Marcus l’a compris dans son livre, et Joël Dicker l’a non seulement annoncé mais a aussi rempli son pari avec brio. Tel que « Qui ose, gagne » souvent repris dans ce livre, cet écrivain à osé avec un certain culot et même un culot certain et il a plus que gagné : il a réussi.

coup de coeur


Livre lu dans le cadre du Challenge 1 pavé par mois organisé par « Des livres, des livres »

challenge-un-pave-par-mois

Merci à Bianca pour ce challenge !

C’est Lundi, Que Lisez-vous ? #16

c'est lundi que lisez vous 2

Ce RDV à été initié par Mallou puis reprit par le blog de Galleane. Pour y participer, rien de plus simple :
Chaque lundi il vous suffit de répondre à ces trois questions :
  • Qu’ai-je lu la semaine passée?
  • Que vais-je lire ensuite?
  • Que suis-je en train de lire en ce moment?
Ensuite, RDV sur le blog de Galleane pour y laisser le lien vers votre article 🙂
Cette semaine, j’étais en immersion totale dans un petit village du New Hampshire, Aurora. Je suivais l’enquête d’un meurtre sordide avec…
« La vérité sur l’Affaire Harry Quebert » de Joël Dicker

la_verite_sur_l_affaire_harry_quebert

Un livre d’une intelligence inouïe, je l’ai lu dans le cadre du Challenge 1 pavé par mois et franchement, je suis plus qu’heureuse de l’avoir enfin découvert. D’habitude, les livres comme ceux-là qui font un foin immense, qui reçoivent des prix en veux-tu en voilà et dont tout le monde à le nom en bouche arrivent dans mes mains et me déçoivent. Et bien là, je le rentre dans mon Top 5, je suis littéralement tombé sous le charme de la ville ainsi que de ces personnages et j’ai beaucoup de mal à m’ôter ce sentiment de tristesse de l’avoir fini. La chronique arrivera prochainement 🙂
Je suis actuellement en train de lire un autre auteur qui fait beaucoup parler de lui, mais pour d’autres raisons :
« La passion de la méchanceté » de Michel Onfray

c_la-passion-de-la-mechancete_3484

Ce livre relativement court est la contre-histoire du Marquis de Sade, Michel Onfray se place en justicier des faits enfouis sous la poésie des textes. Il rappelle la perversité de ses textes ainsi que sa violence, en clair on assiste à une démystification de Sade.
Suite à cette lecture intéressante, je me plongerais dans un livre de ma PAL choisit par Frogzine pour moi – dans le cadre challenge Mystère 2016. J’ai hâte de m’y plonger ayant adoré le film et adorant l’auteur, je suis sûre de passer un bon moment.
« Cœurs perdus en Atlantide » de Stephen King

coeurs

Et vous, que lisez-vous ?

Résultat – Concours Marque Ta Page #1

jolie ornure

C’est aujourd’hui l’heure du résultat du concours ouvert le 09 mars 2016. J’avais mis en jeu 5 marques pages fait par mes petites mains 🙂 And this month, the winner is :

Aurelierecreation

Numéro 1

Bravo à toi ! Ton choix s’était porté sur le marque page numéro 1 et comme convenu, j’attends que tu m’envoie tes coordonnées postales à mon adresse mail : nina.soyez@hotmail.fr dans un délai de 5 jours pour que je puisse te le faire parvenir 🙂
Un autre concours Marque ta Page aura lieu le mois prochain au alentour du 10 avril. En attendant, je vous souhaite une belle fin de journée dominicale !

« L’Epouvanteur : L’apprenti » – Tome 1 de Joseph Delaney

l'epouvanteur 1


Résumé :

Attention ! Histoire à ne pas lire la nuit… Tom est le septième fils du septième fils et il est, de part cela, destiné à faire un métier important mais aussi très inquiétant. Son destin est de devenir Épouvanteur : un chasseur de sorcières, de gobelins et autres créatures affreuses et malveillantes. Pour cela, il va devoir quitter la maisonnée familiale et commencer son apprentissage.

Extrait :

– Tu as un travail à faire, et tu le feras, reprit-elle avec fermeté. De plus, tu le feras bien. J’ai épousé ton père parce qu’il était un septième fils. Et je lui ai donné six fils avant de t’avoir, toi. Tu es le septième fils d’un septième fils, et tu as le don.Ton maître est encore en pleine possession de ses forces, mais il a vécu sa meilleure part, et son temps va vers sa fin. Voilà presque soixante ans qu’il arpente le pays, accomplissant sa tâche. Bientôt, ce sera ton tour. Et, si tu ne tiens ps ton rôle, qui le tiendra ? Qui prendra soin des gens ordinaires ? Qui les protégera des êtres malfaisants ? Qui assurera la sécurité dans les fermes, les villages et les villes ?Qui permettra aux femmes et aux enfants de se promener sans peur le long des rues et des chemins ?
Je ne savais que répondre et n’osais la regarder dans les yeux. Je réussis du moins à ravaler mes larmes.

Mon avis : ♥♥♥♥♥

Un premier tome qui pose les bases pour les suivants, comme une introduction, nous suivons l’apprentissage de Tom au même garde que lui. En effet, l’auteur à bien choisi la mise en forme de ce premier volet car grâce aux leçons données par l’Épouvanteur à Tom, il nous fait découvrir le monde dans lequel sont plongés ces personnages ainsi que les différentes créatures maléfiques qui le peuplent. On apprend alors, les différentes sorcières existantes ou les différents gobelins mais aussi les étapes à suivre pour les neutraliser.
L’univers est donc bien approfondies, en revanche, j’ai trouvé les personnages grossièrement décrits, ce qui fait que j’ai eu du mal à m’identifier ou même à m’attacher à eux. De plus – bien que l’écriture soit fort agréable et fluide – les aventures sont, elles, un peu simpliste tout comme les raccourcis utilisés par l’auteur lors des actions et des batailles. Je dirais que cette saga est peut-être un peu trop jeunesse pour moi dans l’écriture. Néanmoins, j’ai eu des frissons à plusieurs reprises et j’ai adoré cela !
J’ai tout de même passé un bon moment et ai trouvé cette lecture sympathique. Les actions sont présentes tout le long du livre, du coup on ne s’ennuie pas  et j’ai avalé carrément le livre. Je pense continuer à lire les aventures de cet Épouvanteur débutant à l’occasion 🙂
Les + : un univers agréablement mené et une histoire sympathique, je pense que si j’avais eu 10/11 ans j’aurais été fana. Le livre est très joli avec son apparence de vieux grimoire élimé par le temps.
Les – : pour ma part, une écriture trop simple et j’ai trouvé dommage que les personnages ne soit pas plus décrits dans leur caractère.